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ON EST DESCENDUS À TRENTE, MAIS VOUS POUVEZ ENFIN VOUS AMUSER !

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 mad day daddy - helios

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C. Margot Urquhart, got it ?

messages : 83
ici depuis : 06/09/2010

MessageSujet: mad day daddy - helios   Mer 21 Mar - 22:58

Jour avec, jour sans. Là, je pense que c'était avec. Malgré que la soirée précédente n'eut pas été très glorieuse -à vrai dire, passer 5 heures d'affilée avachie sur un canapé à regarder de vieux films à l'eau de rose, ce n'est jamais glorieux-, je me trouvais bien éveillée, pour ce matin. D'abord, je m'étendais sur mon lit, écartant bras et jambes, avant de constater, à mon grand mécontentement, que la place voisine était libre, ou plutôt évacuée. Solveig, en bonne scientifique qu'elle était, était surement partie bien tôt. Trop tôt à mon goût, je n'aimais guère me bousculer le matin. Après avoir constaté l'état de Pearl, qui se trouvait couchée au pied du lit, je me rendais compte qu'il pleuvait, et enfin qu'il devait bien être midi. Mon estomac réclamait mon attention, alors que j'allais machinalement dans mon atelier jeter un coup d’œil à mes œuvres, au cas où l’une de mes robes aurait eu l'idée de se transformer durant mon sommeil. J'en revenais bredouille. Je nourrissais les animaux, puis retournais sous la douche. Manger ne m’intéressait guère pour le moment. J'avais besoin de compagnie. Bien que ce temps pluvieux soit favorable à ma mélancolie, je ressentais un grand vide, une fois de plus. Je finissais de m'habiller en hâte, je ne voulais pas rater le plaisir d'une promenade sous la pluie, alors, même si je me présentais une fois de plus dans un style de mode plutôt voyant, bien que les bottes n'en fassent pas partie, je sortais rapidement. J'avais, au passage, pris les trois laisses des chiens, soit celle de Pearl, Hadès et Lotus. Maintenant que j'y pense, quels drôles de noms. Tous trois sont de grands chiens et ainsi je n'avais pas à faire avec d'ennuyeuses personnes, juste des rencontres avec un minimum de courage, ce plan maléfique étant parfait pour éviter les horreurs.

Je ne suis arrivée sur Mystic Beach qu'au bout d'une heure. J'avais marché sur tout le chemin, et je me demande encore comment je pouvais si bien suivre le rythme des chiens. Je me sentais relativement heureuse, à marcher, bien que le manque de relation reste flagrant. Je n'avais croisé personne sur mon chemin, ou du moins personnes d’intéressant. C'est là, à peu près, que je me rendis compte de la disparition de mon Kyuung. Je ne l'avais pas mis depuis deux jours, ma messagerie devait surement être bondée. Je lançais un regard vide à mes chiens. Ils jouaient encore, et Pearl dominait, comme toujours, de son état de femelle. Cette famille est inégale, c'est sûr. Nous entrions tout juste sur la plage, et je me sentais déjà fraiche, et trempée. Je me dirigeais avec hâte vers les rochers, histoire de rejoindre mes chiens, et de pouvoir me défouler un peu. Je n'avais pas enfilé mon costume de Rioter depuis deux semaines, autant dire que cela faisait un mois que ma vie se dégradait de jours en jours. Je me sentais molle, et en même temps, je savais que ça n'allait pas durer, qu'un coup de baguette magique allait, une fois de plus, me pousser à faire de nouvelles conneries, aux dépens de Solveig. Pour le coup, je me demandais s'il avait été raisonnable de l'épouser. Puis j'oubliais. Au diable le reste, à quoi bon ?

Je montais sur le premier rocher, puis enjambais le suivant, appelant mes chiens au passage. Ils les contournèrent, dans un premier temps, puis finirent par me rejoindre. Je leur lançais des bâtons. La vision de ce moment m’apparait tel qu’un cliché, bien que ce ne fut pas le cas, et que je manquais à maintes reprises de me faire renverser par Lotus. Quel balourd. Nos heureux ébats ne mirent pas longtemps à prendre fin. Tout à coup, Hadès, reprenant son hostilité de chien-loup, se mit à grogner, du moins c’est ce que ma vue interprétait, pour ensuite se précipiter sur un passant –le premier qui passait sur la plage, d’ailleurs. Epouvantée, je les rattrapais tant bien que mal et sermonnais mon chien. Je laissais l’homme repartir sans m’excuser, j’étais bien trop occupée avec mon animal, à-vrai-dire. Mais, pour mon malheur, Lotus et Pearl ne voulurent pas en finir, et coururent à nouveau vers le personnage pour aboyer à leur tour, mais sans attaquer. Je trouvais ça louche. Je rattrapais une nouvelle fois mes chiens et les attachais. Puis, pleine d’humanité, je levais –enfin– les yeux vers l’homme pour m’excuser. Enfin. Je mimais quelques signes à l’aide de mes mains, parler aurait pu me faire dire de trop mauvaises choses, dans cette situation.


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Helios Ritz, got it ?

messages : 51
ici depuis : 29/08/2010
i like : Cloper peinard

MessageSujet: Re: mad day daddy - helios   Jeu 22 Mar - 15:24

- Oooooooh, bordeeeeeeeeeeel. Chienne de viiiiiiie....

C'est avec ce râle d'agonie on ne peut plus distingué qu'Helios ouvre les yeux en balançant à l'autre bout de la pièce son réveil. Décidément, les sonneries stridentes de ces trucs là le feront toujours grogner. Surtout que devant la fragilité de ces engins électroniques et leur mortalité trop importante, le rouge avait finit par en prendre un mécanique. Leurs cris sont certes encore plus insupportables, mais au moins ils ne se pètent pas quand on les balance avec force quatre mètres plus loin. Au bout de quelques instant, une tête ronchon émerge des draps. Tseuh, journée de merde, il le sait, il le sent. De toute façon, pour qu'il émerge à cause d'un fuckin' réveil de merde, ça sera journée foireuse. Merde. On est dimanche, et il a oublié d'éteindre cette connerie, quoi ! Pour sa défense, on peut toujours dire qu'il est rentré particulièrement crevé et qu'il n'a pas rodé son réflexe à la con lorsqu'il a enclenché l'appareil. Mais quand même !

Maintenant, il est salement réveillé. Pas moyen de se rendormir, il le sait. Trop grincheux pour ça, il parviendra juste à tourner dans son lit et à s'énerver encore plus. 'Chier. Rabattant les couvertures sur le sommier, le rouge se gratte en s'asseyant sur le rebord du lit, puis consent à lever la tête avec un peu moins de loque-attitude. Avec un grognement, ses yeux couleur sienne brulée scrutent l'appartement, qui est un joyeux bordel organisé. 'Tain. Faut qu'il range tout, c'est vrai. Mais d'abord, café. Ouais. C'est bien, comme décision, ça. Café. Un peu au radar, le grand rouge se lève et se dirige vers la cuisine où il se prépare sa bachasse de caféine. Helios, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il boit ça plus noir que noir. Disons qu'il s'enfile le matin un grand bol aussi concentré qu'un espresso italien. Avec des gestes automatiques, le jeune homme remplit une petite casserole d'eau et y met directement le café, puis attend que ça bout en se roulant une cigarette -oui, il fume dès le petit dèj'. Une fois que les grosses bulles sont apparues, le serveur retire la casserole du feu et attend que le marc se dépose au fond avant de la remettre sur les flammes. Café à la turc, oui m'sieur. Faire chauffer le café moulu dans l'eau directement, bouillir trois fois en laissant reposer entre temps... Tout le monde n'aime pas cette recette, mais c'est encore la préférée du rouge. Parce que ce qui en résulte est un breuvage fort, au goût légèrement grillé si on peut dire ainsi.

Une fois le rituel du café-clope devant la fenêtre expédié, ça va tout de suite mieux. Yeah, une nouvelle journée merdique qui commence ! Mais au moins, il ne bosse pas aujourd'hui ni demain. Déjà ça de gagné. En deux temps trois mouvements, le voilà habillé et prêt à sortir dans la jungle urbaine. Une seconde roulée vient remplacer feu sa précédente aux lèvres du rouge, qui décide qu'aujourd'hui ça sera bol d'air au programme. Se préparant de quoi grailler peinard, Helios met le tout dans un sac en bandoulière trop usé avec quelques bouquins. Il sort ainsi de son petit appart' qu'il ferme à clef et descend humer l'air délicieusement miteux de son quartier. Bordel, même l'oxygène à un goût miteux de pauvreté, ici. Contractant ses mâchoires, le rioter essaye de ne pas trop attarder son esprit sur les connards de palladium. Inutile de se mettre de mauvais poil, n'est ce pas ? Après un tour dans son quartier pour aller saluer quelques connaissances et se racheter de quoi fumer, le serveur se dirige d'un pas nonchalant vers Mystic Beach. Il a envie d'être peinard, et y a de nouveaux bouquins qu'il aimerait lire tranquille. Après un bon moment de marche à pied, le serveur arrive enfin. Dur de savoir combien de temps il a mis exactement, mais t'être bien autour de deux heures, vu comme il a pris son temps.

Après s'être trouvé un coin à son pépère sur l'immense plage, ou en tout cas qui semble l'être tellement y a pas un chat, Helios allume enfin son Kyuung et check ses messages vite fait. Y a pas grand chose, il a la paix. Good. Puis, il exhume de son sac un des livres au pif et commence à l'attaquer. Il n'en avait commencé aucun, de toute façon... Et le temps file ainsi, sans qu'il ne s'en aperçoive. Ce n'est que vers la fin de matinée que de petites gouttes le tire de sa lectures en tombant sur les pages. Merde, il drache ! Avec un grognement, le rouge se dépêche de mettre l'ouvrage à l'abris. Heureusement que c'est un sac imperméable. Même s'il est trop vieux pour que l'on voit les couleurs, le plastique est encore étanche. Insensible au fait que lui par contre n'est pas anti-flotte, le jeune homme se roule une clope et décide de sortir le casse croute. Il cessera bien de pleuvoir au bout d'un moment. C'est plus de la bruine qu'autre chose, il ne va pas fondre. Alors il reste là, à regarder l'horizon en bouffant son sandwich, quand son Kyuuung se met à retentir. Bordel, on peut jamais être peinard ? Avec un soupir, il check l'appareil et fronce les sourcil en découvrant le message de son patron. Aller faire des heures supp' ? Comme ça à l'improviste ? T'as cru au père Noël, toi, sérieux ! Jor, il va aller se pointer là bas pour gentiment taffer pendant son jour de repos ! Yay, c'est la fête du slip, allons servir des cons joyeusement pour faire plaisir à un boss chieur ! Avec un rictus de satisfaction, Helios prend un malin plaisir à rétorquer au bout d'une demi heure que non, il ne peut pas il est occupé. Ah, c'est con, hein ? Dommage, oui, vraiment dommage pauv' crevard ! Mais le boss n'abandonne pas pour autant et appelle directement le rouge lorsqu'il reçoit la réponse. Et là, le serveur commence à en avoir marre. Oui, il est rapide à s'énerver. Arpentant la plage d'un pas furieux pendant qu'il négocie sa tranquillité avec le chef, le rouge tourne s'éloigne d'une centaine de mètres de son ”campement” et essaye de ne pas balancer son Kyuung contre les rochers.

- Laisse tomber, chef,c'est non ! J'suis pas obligé de me pointer comme un gentil toutou parce que tu me préviens à midi passé que j'dois venir t'aider, ouais ? Hoy, pas ma faute si l'aut' est malade ! …. N'insiste pas, mec ! Qu'est ce que tu piges pas dans : « Démerde toi !” ? 'Faut quoi, que je te le fasse en langage des signes, aussi ? J'me pointerais au Chat Noir quand ça sera mon tour, c'est à dire Mardi ! See ya !

Oh, c'est mal de raccrocher au nez de son patron, c'est très mal. De lui parler comme ça dessus aussi, remarque. Et d'éteindre le Kyuung juste pour que l'aut' perrave arrête de les lui briser menues, ce n'est pas très fin non plus. Heureusement que son chef connait son caractère de chien, il aurait déjà été viré depuis longtemps sinon. Mais au fond, il a du pot : même s'il lui avait dit de se pointer en face, Helios ne lui fera pas rouler un patin à son poing. Pas trop, quoi. Merde, c'est son employeur. Il ne peut pas faire n'importe quoi, faut bien grailler dans la vie. Debout sur la plage, il souffle violemment pour extérioriser le coup de gueule en rangeant le petit appareil dans sa poche. Soudain, un gros chien se pointe et fait mine de lui pomper l'air à son tour.

- Dégage, le caniche, j'suis pas d'humeur !

Le regard assassin vers le cabot et pas flippé pour deux sous, Helios se demande s'il lui écrase la truffe maintenant ou s'il laisse une chance à la proprio qui coure vers eux de récupérer son clébard. Finalement, il la laisse chopper Médor sans broncher. Le gars aime les animaux, ça le ferait chier d'en cogner un. Le fait que celui-ci ne soit pas en modèle miniature ne rentre pas en compte dans son raisonnement, il trouve juste que le toutou a une bonne gueule même s'il doit avoir un pois chiche à la place du cerveau pour le faire chier sans le connaître. Et pas d'excuse ni rien pour l'agression du chien. Tseuh, la politesse n'est plus ce qu'elle était. Avec un haussement d'épaule, Helios fait demi tour et s'apprête à retourner vers ses affaires quant les deux autres cerbères de la meuf se mettent à lui pomper l'air aussi. Les mains dans les poches et toujours indifférent à la pluie qui tombe encore doucement, le rouge leur jette un regard blasé. Ouais, bon. Il va pas fighter avec des chihuahua géant, si ? Pas le temps de décider, leur maitresse les attache à leur tour et daigne -enfin- jeter un regard au rouge et lui faire des signes de mains. Eeeeeh bah. C'est son jour de chance, y a pas à dire.

- Ah cool ! T'es muette, en plus de pas savoir tenir tes molosses ? Et bah on va avoir de grandes conversations, je sens. Essaye de mieux retenir tes clébard, la prochaine fois, à défaut de t'excuser pour la merde qu'ils causent. See ya.

Et cette fois, pour de bon, Helios se retourne en ricanant et marche en direction de ses affaires. Journée de merde.


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mad day daddy - helios

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