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ON EST DESCENDUS À TRENTE, MAIS VOUS POUVEZ ENFIN VOUS AMUSER !

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 ❚❙❘ SOLVEIG — 1OOO%

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Solveig Y. Urquhart, got it ?

messages : 78
ici depuis : 29/07/2010

MessageSujet: ❚❙❘ SOLVEIG — 1OOO%   Dim 4 Mar - 0:55


solveig yseult urquhart


feat. Random Rousses.
❚NOM — Urquhart. Nom à la prononciation relativement simple mais à l'orthographe déplorable. Elle le tient de sa mère biologique, une immigrée terminant ses vieux jours dans des quartiers malfamés et insalubres. Elle en ignore les origines. ❚PRÉNOMS — Solveig Yseult Svanhild. Beaucoup de prénoms pour finalement pas grand-chose, il faut l'avouer. Le premier prénom est celui sous lequel on la connaît, celui avec lequel elle remplit les formulaires. Le second est un honneur à une célèbre histoire contant le récit de deux amants. Le dernier est relativement étrange, mais montre un peu ses origines du côté maternel. Les significations sont plus ou moins précises, mais n'ont aucun rapport avec la personnalité de la jeune femme. ❚SURNOMS — Il est facile de se jouer de son prénom, Solveig, Solvant. Et puis il y a ceux qui veulent à tout prix donner une consonance mignonne, enfantine. Mais dans le cas de la jeune femme, le résultat est ridicule. Solvy'. Alors elle préfère ne pas être surnommé, c'est plus simple. Quelques rares personnes l'appellent Svan. ❚ÂGE — Vingt-trois ans qu'elle se trimballe d'une situation à une autre. Un âge peut être un peu juvénile pour ce qu'elle compte entreprendre, mais après tout, avoir vécu la moitié de sa vie dans les bas quartiers ne peut que l'aider et la renforcer. ❚NÉE UN — Quatorze Août en pleine banlieue du Méridium dans un hôpital miteux, elle se retrouva dans les bras de sa mère, loin d'un père plus ou moins inexistant. Il faut se le dire, elle n'a pas été conçue naturellement, l'insémination a servi à sa procréation. ❚PROFESSION — Scientifique spécialisée la bio-médecine. ❚SITUATION — Mariée de manière accidentelle à une femme. Elle était célibataire, n'arrivait pas à supporter la présence d'un homme au quotidien à ses côtés, trop préoccupé, trop égoïste. Mais le mariage n'a pas été fait en bonne et due forme, un certain taux d'alcool dans le sang l'a poussé à passer la bague au doigt de sa meilleure amie. Mais que les choses soient claires, le divorce n'a jamais été prononcé par intérêt commun. Elles sont liées, s'apprécient en tant qu'amies, sont proches et leur relation étonne. Mais chacune va de son côté en ce qui concerne leur vie sexuelle. ❚SEXUALITÉ — Hétérosexuelle, mais elle se considérerait Bisexuelle. À cause d'une soirée un peu trop arrosée, elle a pu goûter aux formes féminines. Une seule fois. Et malgré le moment agréable, elle ne recommencera peut-être pas tout de suite. Il faut croire qu'elle préfère le corps des hommes. ❚NIVEAU DE VIE — Easily Good. Elle n'a plus de fortune familiale et vit grâce à l'argent qu'elle gagne via son métier. Celui-ci pourrait lui donner un niveau de vie relativement bon. Mais le mariage lui a plutôt réussi surtout lorsque le compte en banque du conjoint, enfin ici, de la conjointe est bien rempli. [➝ voir l'histoire] ❚VIT À — Palladium. Même si elle semble plus attachée aux quartiers pauvres, elle a choisi des quartiers plus sûrs pour une question de sécurité concernant son métier. La jeune femme est donc relativement près de la frontière séparant les deux globes, allants parfois dans le Méridium. ❚GROUPE — Libra. Petit chien du gouvernement, elle assume ce genre de surnom ainsi que son rôle. À chacun sa notion de justice, la jeune femme a choisi la sienne avec cependant quelques réticences qu'elle cache. On ne s'insurge pas contre le gouvernement surtout lorsqu'on en fait partie alors concernant les petits détails déplaisants, on préfère ne rien dire.



❝ TELL ME YOU WISH ❞

On n’imagine pas à quel point les apparences sont trompeuses. Solveig est le genre de personnes qui est parfois irrationnelle au possible. Elle a souvent des moments d'absence durant lesquels elle ignore tout ce qui l'entoure et possède un certain temps de réaction, ce qui est assez particulier durant certaines conversations. Une ou deux secondes de décalage peuvent s'avérer être suivit d'un très long moment de solitude ou bien de gêne face aux regards médusés du reste de la population.

▬ «Oh, j'ai oublié de te dire j'ai piraté ton ordi.»
▬ «… Mais pourquoi ?»
▬ «J'avais besoin d'un dossier que t'avais oublié de me passer.»
▬ «Tu pouvais pas me le demander ?»
▬ «… Ça aurait été trop long.»

L'impatience la caractérise assez, devoir attendre longuement, avec le sourire qui plus est n'est pas ses habitudes. Précisons cependant qu'elle n'est pas pour autant du genre capricieuse, tout, tout de suite, en tapant du pied et haussant la voix. Malgré qu'elle travaille avec bon nombre de scientifiques, elle pense que l'on est jamais mieux servi que par soi-même. Parler à Sol relève parfois du discours de sourd, parler à un mur. Surtout lorsqu'elle commence à être de mauvaise foi ce qui n'est pas rare chez elle. Il suffit qu'elle soit agacée, déstabilisée. Ce qui n'est pas difficile, car malgré le masque de fer qu'elle se force à porter pour être respectée un minimum, ses sarcasmes, son côté ironique, elle est d'une grande sensibilité qu'elle refoule sans cesse.

▬ «Ça vous dit on va chez moi et on évite cette soirée ?»
▬ «Si c'est pour se rouler nue dans les torchons que vous écrivez pour la presse… alors oui.»

Les personnes que l'on croise un soir dans un bar, une soirée. On se sourit, prend un verre, généralement on échange quelques banalités. Comme son prénom, ce que l'ont fait dans la vie. Alors qu'on sait très bien ce qui va se passer. Ça se voit, ça se sent, c'est quelque chose qui flotte dans l'air pareil à l'humidité. Mais pour éviter de passer pour n'importe quoi, on se plie au politiquement correcte de notre conscience. Solveig ne s'est jamais posé la question d'où venait sa grande irritabilité lorsqu'il est question d'avoir une relation sérieuse avec un homme. Elle ne peut pas tout simplement, c'est au-dessus de ses forces. Mais il ne faut pas croire qu'elle saute sur n'importe quel étalon, loin de là. Elle ne choisit pas un homme pour sa carrure, même si cela joue. Elle le choisit pour son esprit et aime ceux ayant de la répartie. En bref, elle déteste les extrêmes. Ken ou Philosophe. Au choix.

▬ «… donc si je résume. T'a peur des serpents parce que ça n'a pas de bras et que ça marche sur le ventre ?»
▬ «Oh ça va hein, t'a bien peur des pigeons.»

Ne l'oublions pas, elle reste une femme. Et sans alimenter les clichés machistes, avez-vous déjà-vu un homme aller chercher sa femme parce qu'il y a une araignée dans la douche ? Que dire de plus sure la très juvénile Solveig. Elle aime son métier, sa profession malgré qu'elle n'y était pas destinée à la base. Elle ne se prononce que rarement concernant le gouvernement, dû moins en présence de collègues ou de personnes reliées à celui-ci. Alors si elle devait se confier, ce serait à voix basse, discrètement, dans les bas quartiers. Ayant longtemps vécu dans le Méridium, Solveig se remercie d'avoir changé de voie. Elle se sait faible pour ce genre de choses, jamais elle n'aurait pu tirer sur quelqu'un, ou ce savoir responsable de quoique soit. Alors en tant que scientifique, enfermée dans un laboratoire, elle se sent tranquille et coupée du monde. Loin des violences. Naïve sur les bords, elle donne peut-être trop facilement sa confiance à quelqu'un, pensant plus ou moins bien faire. Ayant toujours vécue sous le Globe, depuis sa naissance jusqu'à aujourd'hui, elle est habituée de voir les inégalités défiler, cela étant presque à la limite du normal. Il y a des riches et il y a des pauvres, tout les sépare et le gouvernement ne fait qu'agrandir le fossé. Certains passent le pas et se mélangent d’autres restent camper sur leur position. Malgré qu'elle vive dans le Palladium, elle se sent proche des habitants du Méridium, même si à première vue, elle paraît n'être qu'une scientifique plus ou moins friquée. Rien de plus. Mais son comportement contredit l'image qu'elle dégage d'elle. À première vue plus ou moins froide et in intéressé, il suffit de l'écouter parler pour se rendre compte de la réalité.

❝ WHAT DID YOU EXPECT ? ❞

❚PEAU — Les origines de Solveig lui ont apporté une peau claire, un teint semblable à celui d'une poupée de porcelaine. Clair et lumineux. Ainsi qu'uniforme. Car elle ne possède que de très rares grains de beautés s'éparpillant sur tout son corps. Sa tâche de naissance est d'une forme indéterminée, ça ne ressemble à rien en réalité. D'où le nom de tâche d'ailleurs. Celle-ci se trouve dans son dos a environ la taille d'une balle de golf et vient pigmenter sa chute de reins. En été la jeune femme ne cherche pas réellement la compagnie du soleil, sa peau pâle ayant tendance à rougir avant de laisser paraître une teinte plus ou moins doré. ❚CHEVEUX — Sa plus grande fierté. Ou peut être sa plus grande honte. Une couleur atypique, criarde, la plus indiscrète à la limite de l'affriolant. Des cheveux assez longs, effleurant sans cesse son dos, raides sans aucune boucle ni frisottis. Fins, comparables à des fils de cuivres, légers. On ne peut pas tout avoir, malheureusement. Mais elle se démarque et dans une foule de personnes, elle est facilement reconnaissable grâce à chevelure. Pratique ou non, son métier ne lui intimant pas la discrétion, elle se fout un peu de faire tache dans un paysage. ❚VISAGE — Visage ovale à la peau claire et lumineuse. Elle possède un visage fin, un grand front. Une ligne de sourcil rousse et égale bien fournie. Solveig insupporte les sourcils dessinés, il n'y a rien de moins naturel et esthétique à ses yeux. Ses sourcils encadrent un regard en amande toujours grand ouvert ainsi que deux billes bleues. Solveig possède un regard très expressif, même lorsqu'elle ne parle pas, on la comprend à son regard, à ses mimiques. Un petit nez à l'arête droite ainsi que des lèvres fines et pâles. Ayant une peau claire, Solveig a beaucoup de mal à cacher sa peau rougissante. Lors d'un moment de gêne ou bien d'un coup de chaud. ❚CORPULENCE — Les mannequins sur papiers glacés retouchés ne sont pas le genre de filles que vous retrouverez dans un laboratoire. Et même s'il est tentant d'embellir les choses, le réalisme vous rattrape vite. Solveig n'est pas une longiligne et gigantesque tige filiforme. Elle ne dépasse que de très peu la taille moyenne, et n'atteindra jamais les mètres soixante-quinze, elle s'est déjà fait une raison. Une taille bien marquée sa courbe se finissant en des hanches larges marquant le début de ses jambes. Elle possède des membres relativement fins, peu musclés. Elle n'est pas une adepte du culturisme et fait peu de sport. En soit, ce, qu'il y a de plus lourd à soulever dans son laboratoire doit être un microscope. La jeune femme possède un corps ferme dû à son âge ainsi que de nombreuses formes en plus de ses hanches. Je dirais qu'elles sont voyantes sans être imposantes. Poitrine et fessiers ronds, elle est loin du physique de la bimbo blonde par son physique ou du fantasme pornographiques de la femme en blouse blanche. ❚STYLE VESTIMENTAIRE — Du haut de ses vingt-trois ans, Solveig ne semble pas avoir encore quitté le monde des adolescents et continue son excentricité vestimentaire. En effet, ce n'est pas parce qu'elle travaille dans un laboratoire qu'elle a décidé de devenir plus austère ou bien plus sérieuse. Mais n'allez pas croire qu'elle arrive en jaune fluo. De toute façon elle ne pourrait pas se le permettre avec ses cheveux rouges et sa peau pâle, on la confondrait avec le clown Mc Do. Elle montre souvent ses jambes, été comme hiver. Un long pull piqué à une ancienne conquête lui fait facilement une robe, il suffit d'ajouter à ça une paire de chaussettes hautes ou un collant imitant des portes jarretelles ainsi qu'une paire de baskets excentriques pour faire son bonheur. Elle est simple, n'aime pas les motifs compliqués. Un haut large, un bas prêt du corps. Elle préfère compter sur la couleur et la texture pour faire la différence. La liste des couleurs qu'elle porte serait longue à faire, alors autant faire celle qu'elle bannit de ses placards. Elle hait le rose. Peut-être un traumatisme dû à son enfance, sa mère voulant faire d'elle une véritable petite fille. Le vert. Peut-être s'était-elle fait traiter de sapin de Noël une année, morte de honte, elle a préféré porter l'impaire d'un ami à la place. Sol n'est pas compliqué, simple, décontracté, aimant les petits détails qui changent tout. [#URL] [#URL] ❚TICS & HABITUDES — Elle s'humecte sans cesse les lèvres. Avant de parler, lorsqu'elle est angoissée, gênée, embêtée. C'est un tic, quelque chose dont elle ne peut pas se passer. Et à force de le faire, elle ne s'en rend plus tellement compte. Principe même du tic me direz-vous. Mordiller ses crayons, ses stylos, peu hygiéniques mais qui ne l'a jamais fait ? Elle triture sans cesse la boucle d'oreille se trouvant sur le haut de son oreille droite celle-ci étant cachée par sa chevelure. Solveig a pour habitude de lécher les plats lorsqu'elle fait de la pâtisserie, de mettre la chantilly directement dans sa bouche au lieu de mettre celle-ci dans un récipient comme toutes personnes civilisées. Elle achète souvent des livres qu'elle ne lit pas, remets souvent au lendemain ce qu'elle pourrait faire le jour même. Elle possède un petit côté obsessionnel, lorsque quelque chose l'interpèle, elle a du mal à s'en défaire tant que le problème n'aura pas été réglé. ❚SIGNES PARTICULIERS — Comme dit un peu plus haut, Solveig possède une boucle d'oreille sur l'hélix datant de sa période adolescente. Elle voulait trouver un moyen d'énerver sa mère, de se démarquer. C'est une petite boucle, rien de très compliqué. Elle ne possède aucun tatouage, trouvant effrayant le fait d'être marqué à vie. La seule cicatrice que possède son corps date du primaire, mademoiselle a voulu faire la casse-cou avec son vélo. Résultat, trois points de sutures et une cicatrice sur le coude. La voix de Solveig est féminine, posée quelque peu grave.


❝ WHAT ABOUT THEM ? ❞

Les Rioters ne sont pas les méchants qu'ils prétendent être ou dû moins l'image qu'on renvoie d'eux. Malgré qu'elle ait été l'une de leur victime, il y a quelques années de cela. Ayant vécu dans les quartiers pauvres ainsi que la précarité, enfant, elle pensait que le Gouvernement était des sortes de méchants. Et que les Rioters étaient des sortes de héros à la vie palpitante. Mais l'on grandit, on apprend qu'il vaut mieux être du côté du plus imposant, du plus fort. On oublie nos discours d'enfants disant qu'on préférait mourir que d'être un chien du gouvernement. Mais Solveig ne soutient pas totalement les agissements de ces terroristes. Ça coûte du temps, de l'argent et surtout des vies. Elle pense qu'on ne peut pas se permettre de telles actions dans le globe. Et puis il y a le Gouvernement. Celui qui se veut neutre mais à la fois justicier. Elle ne soutient aucunement les actes de celui-ci, elle pense d'ailleurs qu'elle n'a pas à s'en mêler. Elle est scientifique, pas militaire ou policière. Elle créer ce qu'on lui demande de créer, l'argent tombe sur son compte, tout le monde est content. Et même si ce qu'elle créer peut tuer, blesser, faire souffrir, elle ne prend aucune responsabilité. Dû moins voilà ce qu'elle en dis pour le moment. Le gouvernement est hypocrite, mais il est efficace, dû moins pour les riches. Comme dans toute société, les inégalités se creusent facilement. Mais peut être qu'un jour elle changera d'avis subitement, on n’est pas à l’abri de révélations. Pour le moment elle se cache derrière le Gouvernement pour faire le métier qu'elle aime, elle rend service à ce qu'elle pense être le plus juste. Ou le plus hypocrite.
❝ ONCE UPON A TIME ❞


Je m'enfonce profondément dans mon siège. Et je colle mon air blasé au visage comme une vieille étale sa crème antirides pour ressembler à ce qu'elle n'est pas. Et le blindé s'enfonce, il quitte ce qu'on appelle les beaux quartiers, dans ces entrailles, de jeunes étudiants. Ils veulent travailler pour la sécurité du gouvernement, ils se prennent pour des justiciers. Ils n’ont pas encore évolué et une partie de leur cerveau est resté devant les images de leur enfance. Sauf qu'ils n'étaient plus au primaire et que ce n'était pas une sortie. C'était la réalité, sur le terrain. Ils étaient maintenant en bas de la chaîne alimentaire. Qu'importe si l'un était fils d'un tel. Ici les noms et les fortunes, on leur crache dessus. Mais ils sont confiants, parce qu'ils sont jeunes et qu'on leur a promis un monde rose dans lequel ils seraient reconnus pour un boulot qu'ils aiment. Faux.

Ils sortent, tels des touristes, les mêmes mines, les mêmes dégaines. Mais les choses vont vites. Quelques minutes avant que des Rioters s'en mêlent. Ça tire de partout. Et c'est à ce moment-là que Solveig compris qu'elle détestait ce métier. Tout d'abord parce qu'il avait usé son père, l'avait viré sans aucune reconnaissance. Mais aussi parce qu'elle était incapable de se mouvoir et que la moindre effusion de sang lui donnait un haut-le-coeur. Elle se contenta de saisir une batte appartenant à l'un d'eux, frappant violemment le crâne d'un des hommes présents, l'attaquant par derrière. Le coup fut brutal, tellement qu'elle préféra lâcher l'arme du crime, titubant avant de tomber en arrière. Le sang s'étala sur le macadam tandis qu'haletante elle fixait ce qu'elle venait de faire.

Son réveil fut humide, chaud. Elle était habillée dans une douche. Une sorte de pluie tiède la réveillant doucement. Mais les images reviennent, la font sursauter, elle prend appuie pour sortir, l'eau dégoulinant de son corps pour s'écraser contre le fond de la baignoire. Mais quelque chose la retient. L'empêche de s'en aller. De quitter le lieu inconnu. Des palpitations la surprennent et la plaque contre le mur carrelé et froid. Elle tire, elle essaie de défaire son poignet droit de la robinetterie. Puis des bruits de pas l'interpellent malgré le bruit de l'eau bourdonnant dans ses oreilles, elle force davantage voulant se libérer. Elle pense tout d'abord à elle, à sa propre personne. Puis ses pensées divergent vers d'autres éléments malgré la situation. La jeune femme a un flash, une sorte de souvenir.

La première fois lorsqu'elle alla s'inscrire son père l'accompagnant. Elle n'avait jamais voulu être dans le métier, mais c'était lui qu'il lui avait inspiré autant de sympathie pour cette profession. Malgré qu'ils ne possèdent aucun lien du sang commun, ils étaient proches. Solveig n'en voulait réellement qu'à sa mère, de taire ses origines, le nom de cet homme. Et surtout d'avoir accepter l'insémination par besoin d'argent. C'était pour elle une ignominie, tomber enceinte pour de l'argent. C'était une forme de prostitution en soit, le principe de fond était le même. Vendre son corps, qu'importe son utilité. Et la jeune femme en avait toujours été persuadée, pour qu'on lui cache aussi bien le nom de son géniteur, malgré ses crises, que les objets volent dans l'appartement, c'est que cet homme devait être un nom dans l'un des domaines-mère de Kyuu. Politique, technologie, économie. Sujet sensible la transformant rapidement en une boule de nerfs ne cessant de cracher des turpides.

Le second flash fut lorsqu'elle rencontra ce garçon blond. Non pas comme les champs, après tout elle n'en avait jamais vu de près. Il était curieux et émerveillé par le Méridium. Oui, le Méridium. Ramassis de personnes dont la société ne voulait pas et qu'on rejetait sans cesse, dans laquelle la précarité semblait être chose normale et due dès la naissance. Solveig ne le comprenait pas, elle le voyait d'ailleurs souvent. Jusqu'à ce qu'un jour Josh le ramène en tenue de fonction, expliquant à sa fille qu'il était le fils de ces patrons et qu'il le gardait. Les premiers mots de Solveig, dû moins ceux qu'elle aurait aimé prononcer furent les suivants : ▬ «T'es passé de la police à baby-sitter ? Bien continue de te faire marcher dessus par des cons, t'a raison. C'tellement plus drôle.» Elle avait un minimum de tenu, non pas dû à son éducation semi existante, mais à cet instinct lui demandant d'esquisser un sourire et de tendre la main à ce blondinet. Il était dur à l'époque d'imaginer leur futur commun et amical.

C'est lorsque la porte s'ouvrit qu'elle émergea à nouveau, sursautant, ses vêtements plaqués contre sa peau. Un visage apparu, elle se contenta de plisser les yeux essayant de deviner le visage parmi la vapeur. Ce gamin blond qu'elle trouvait étrange à l'époque, le détestant même parfois. Il n'était pas resté indéfiniment un môme. Les années passent inlassablement sur les corps pour les vieillir, chaque mortel subit ces changements temporels. Solveig ne l'avait pas remarqué, jamais elle n'avait été frappée par ce changement. Ce n'est que lorsqu'elle saisit le bras de Rafaël, qu'elle se sentit rassurée, serrant son étreinte au point d'enfoncer ses ongles dans celui-ci. C'est ce jour-là qu'elle compris qu'elle ne serait jamais capable de faire mal physiquement à quelqu'un, qu'elle était trop faible pour encaisser silencieusement les coups.

Solveig pris un tout autre chemin, un tournant opposé à celui qu'elle comptait prendre au départ. C'est ainsi qu'elle envisagea son futur dans un laboratoire, habillé d'une blouse blanche. Ou comment entrer en milieu d'année dans une école. Il fut clair qu'elle fut souvent refusée, voyant son dossier au fond de la poubelle du bureau de la secrétaire de direction. Mais elle ne disait rien se contentant de sourire, disant qu'elle comprenait. Trois ans de galère pour arriver dans la section scientifique du gouvernement. Elle avait changé de branche mais pas de but. Mais en trois ans, il se passe beaucoup de choses. Plus que ce que l'on pense.

▬ «Margot fait pas la sourde oreille !» Euphémisme lorsque cela concerne une sourde. Mais la rouquine ne prêtait plus attention à l'handicape de la jeune femme, celle-ci le fondant dans la vie de tous les jours avec une facilité déconcertante. Elle possédait une sorte de don, celui de lire sur les lèvres. Alors il était facile de communiquer avec elle, de lui parler normalement. De toute manière, même si elle avait éprouvé des difficultés, jamais elle ne l'aurait montrée. Ce matin était particulier et Solveig l'avait imaginé différemment. Une bague au doigt. Soit, elle était agréable à regarder, il n'y avait là-dessus aucun doute. Une légère gueule de bois. Après tout, il faut fêter ça, c'est dans les mœurs. Un lit défait, des fringues éparpillées. Mais pas d'homme à ses côtés. Seulement une femme blonde. C'est ainsi que les mains liées, fixant le mur, assise dans le lit, Solveig découvrit qu'elle était ce qu'on appelait une jeune mariée. À vingt-deux ans, les méfaits de l'alcool avaient déjà réussi à la dégoûter de tour orgie concernant ce genre de liquides. Doré, pourpre, parfumé, fort en degrés, pétillant ou bien rosé. Mais elle était quelqu'un d'intelligent, alors elle ne paniqua, ne hurla pas. Elle se demanda si elle devait réveiller Margot qui dormait à ses côtés. Puis elle se souvint que de toute évidence, elle détestait devoir forcer les gens à se tirer de leur sommeil. Alors elle attendit. Appliquant l'expression, combattre le mal par le mal. Se bourrer la gueule pour oublier qu'elle a mal à la tronche. Ce qui ne lui réussit pas à vrai dire. C'est la tête dans les cuvettes tandis que la sourde lui tenait les cheveux, qu'elle essaya tant bien que de mal de lui expliquer la situation.

Mais elles sont adultes. Alors tout se passa calmement. Il suffisait de faire la part des choses, de mettre une ou deux barrières. La jeune scientifique allait vivre dans le Palladium, les impôts seraient moins chers, le soir en rentrant elle ne serait pas seule. Elle bénéficiait d'une vie confortable en soit, il n'y avait pas de quoi se plaindre. Et puis, elle le savait. Elle aurait pu tomber sur bien pire. Margot était une bénédiction, en soit. Une vie plus ou moins idéale. Prenait le mariage, enlevez les inconvénients tels que la fidélité, les mômes, l'entretien du couple. Solveig trouvait la situation confortable. Et ça l'était.



surnom : Funeru.
âge : 16 ans.
anniversaire : 24 Janvier.
pays : France.
connexion : 5/7.
un petit mot ? : blrblr.










Dernière édition par Solveig Y. Urquhart le Ven 9 Mar - 21:22, édité 3 fois
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Arizona Yang, got it ?
fonda du feu de dieu (a)

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ici depuis : 29/02/2012
i like : casser des bouches.

MessageSujet: Re: ❚❙❘ SOLVEIG — 1OOO%   Mar 6 Mar - 23:12

CONGRATS 014002 !
vous venez officiellement d'entrer dans la communauté de NWAX, tout droit chez la Libra, soyez-en honoré (ahem) ! tout le monde vous souhaite la bienvenue et nous espérons que votre aventure se passera au mieux. vous pouvez d'ores-et-déjà vous rendre dans les parties adéquates afin de faire vos demandes de stuff (en tout genre : logement, métier), de créer votre réseau de connaissances ainsi que d'organiser et demander vos rplays ! restez attentifs aux changements opérés au cours de votre aventure sur le forum, ainsi qu'à la partie des news et des intrigues (mini-intrigues qui peuvent survenir à tout moment et à utiliser en rp). pour faciliter votre intégration, n'hésitez suuuuuurtout pas à vous rendre sur la chatbox ainsi qu'aller flooder un peu (ou en masse). mais avant tout, amusez-vous bien !

RAAAAIGHT, C'EST QUOI CETTE HISTOIRE DE FOU ?! 8D J'savais pas que vous vous y étiez mis à trois pour vous construire chacun une histoire de ouf ! J'adore comment tu t'exprimes, alors ça va tranquille pour moi. Vous êtes des guedins, et toi aussi, alors j'adore. ♥
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❚❙❘ SOLVEIG — 1OOO%

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