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 Errare Humanum est? [Pv Hildaly]

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Kalin C. Ashford, got it ?

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MessageSujet: Errare Humanum est? [Pv Hildaly]   Jeu 16 Sep - 19:30

La vie est une roulette russe, parfois, il suffit que d’une oscillation de pendule pour que tout finisse mal. Les journées étaient belles, et ma rencontre avec Abby était plaisante, enfin, à ma manière, cela me fit le déclic de vouloir aller un peu vers les autres, Oh, non, n’allez pas croire que je sois devenu altruiste. Je suis juste un peu moins convaincu d’être une source de malheur pour les gens qui m’entourent, pendant un moment, j’ai cru que cela me rapprocherai de Jack, que ça allait arranger nos rapports, mais en réalité, je me demande juste si cela ne va pas les dégrader d’autant plus.

Arpentant les rues à la recherche d’un petit boulot, gardant sur moi mon portable, serré comme un trésor, à l’attente d’un coup de fil, j’allais vers la galerie marchande, puis une fois dedans, je voyais, ce bar où tous me prirent pour un Rioters. A présent cela ne me fait pas plus sourire, mais bon. Une fois ma recherche infructueuse, terminée, je me dirigeais à nouveau vers l’université, passant du bâtiment principal aux annexes, je saisis mes affaires en passant, puis étala le tout sur la grande table, pour annoter les recherches que j’ai fait. Il n’y avait presque personne à cette heure-ci, normal, j’avais la chance de ne pas avoir cours ce jour, je cherchais toujours un moyen d’avoir ces heures libres à faire quelque chose d’utile.

Cette salle était utile pour se regrouper, parler de tout, de rien, et de rien du tout, je regardais autour de moi, puis baissant un peu la tête, je réfléchissais, comment approcher les autres, comment changer, non, c’était utopique. J’avais toujours mon regard froid, mon visage était un véritable glacier, même si je voulais changer, cette façade, créée par le temps et les épreuves n’allaient pas changer en si peu de temps. Puis moi ? Souriant ? Non, oubliez.

Je pris mon livre, sans trop de conviction, me callant contre la table, je cherchais autant du boulot qu’augmenter ma culture, quand il ne vous reste pas grand-chose, cela ne vous sauve pas, mais cela occupe l’esprit. Je voulais lancer un message, mais pas d’au secours, pour me sortir de quoi ? De moi-même, non, les rumeurs maintenant ne me font plus rien, c’est déjà ça, ni chaud, ni froid, pourtant, je vois, et j’entends encore toute sorte, cette journaliste avait eu de quoi écrire, donc elle avait dû parler de cette étrange mort à la galerie, mais ôtant tout ceci de ma tête, regardant les élèves, les uns après les autres, j’en remarquais qui pouvaient être bien, pour parler. J’aimerai tant faire le premier pas, sans pour autant l’oser. Je suis devenu exécrable, irascible.

En voulant fermer le livre, l’un des élèves qui n’arrêtait pas de m’ennuyer balança mes affaires, dont mon bouquin, dans le visage d’un autre, que je ne connaissais pas, pour seule réponse, et ce fut systématique, un bon coup de poing bien senti. J’avais depuis longtemps perdu ma douceur, ma seule crainte était d’être violent avec mes proches, fort heureusement, voir leur visage, et la douceur de leurs traits me calmait net, bien que parfois leur regard fût monstrueusement froid. Une fois les empêcheurs de travailler en rond calmés, j’avançai vers ma victime collatérale, m’inclinant pour récupérer l’ouvrage, ne le regardant pas trop, bien plus perturbé par mon coup de sang, je le regardais en coin juste, puis je me posais la question de savoir comment pouvoir m’excuser, pour une fois, j’étais… un peu décontenancé, mais sans rien montrer comme à mon habitude, je me retournais, marchant.

-Désolé pour le bouquin…

Mais de la façon que c’était dit, c’était plutôt : « Arrête de me regarder comme ça » Non, mon dieu que je n’étais pas doué, j’abandonnais alors tout effort, de toute façon, j’étais froid, cynique, j’avais perdu toute gentillesse, malgré toute la bonne volonté, il me faudrait encore du temps ou des rencontre des gens qui me supportent, je ne peux pas oublier mes promesses, alors, je regardais mon téléphone portable, laissant un message pour mon frère, puis me retournant vers l’étudiant dont je ne connaissais même pas le nom.

-Tu étais là pour étudier ?

Question idiote, mais c’était un début. Soupirant sur moi-même, je regardais de mes yeux morts l’ensemble de la salle commune, je pensais à mes cours, puis regardant la montre sur mon portable, je restais un instant sans dire mot, je l’écoutais, il ne faut pas croire, mais en fait, je pensais qu’il était sans doute dans une autre année que la mienne. Cela changer quoi… Rien en soi.. Peut-être. Me massant les paupières, exténué par tout ce remue-ménage, je m’assois sur le banc, les affaires éparpillées sur la table montraient clairement que je n’étais pas à ma première recherche. Mais de ça, il devait sans doute s’en ficher. Enfin, si cela avait été moi en face de moi-même, je m’en serai fiché. Qui sait..






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MessageSujet: Re: Errare Humanum est? [Pv Hildaly]   Jeu 16 Sep - 21:05

Hildaly avait décidé de faire une pause dans sa journée et de s'installer tranquillement seul dans la salle commune. Concrètement, c'était la première fois de la journée où il était seul. Oui on pouvait croire qu'il n'était pas social or ce n'était pas du tout le cas, il pouvait très bien se lier avec tout le monde ou alors passer du temps seul. Cela dépendait de ses envies et ses coups de tête comme toujours. Et puis Hil' avait des amis partout, alors celui qui le croyait asocial ne le connaissait pas vraiment. Mais il était vrai que c'était difficile parfois de le cerner surtout qu'il était à la fois social et à la fois il ne l'était pas du tout. Ca dépendait du moment, de son envie et si l'envie était d'être seul, il ne ferait aucune concession et s'éloignerait pour passer un moment en solitaire sans chercher vraiment si cela plaisait aux personnes qui l'entouraient ou non. Maintenant s'il était avec des personnes auxquelles il tenait vraiment, il pouvait éventuellement remettre en question son envie...mais ce n'était pas encore sûr. Néanmoins, la journée c'était avérée riche en contact avec amis ou avec des simples connaissances. Il n'avait pas arrêté de passer de conversation en conversation. Cela ne lui avait pas déplu et si ça avait été le cas il ne l'aurait pas fait tout simplement. Mais comme toujours, il avait un besoin de solitude. Il pouvait rester des jours sans passer un moment seul comme il pouvait passer des jours seuls sans forcément voir des gens. Il était tellement insaisissable que personne ne savait quand il avait besoin de l'un ou l'autre. Il suffisait simplement de se laisser porter et de suivre un peu ses tendances du moment. Mais il était vrai qu'il n'expliquait pas forcément toujours ce qui se tramait dans sa petite tête, quand il se tramait quelque chose... COmme aucune logique ne pouvait le résumer, lui même ne pouvait pas forcément expliquer ses actes ou les raisons de ses changements de comportement. Simplement un coup de tête ou une envie. C'était les seules explications que l'on pouvait parfois tirer de lui. Ce n'était pas de la mauvaise volonté. Juste il ne savait pas expliquer. Notre Hil' était bien particulier....

En attendant, il avait une rédaction à rendre pour le lendemain et pour une fois, il s'était pris le coup de tête de la rendre à temps. Ca lui arrivait... C'était aléatoire mais ça lui arrivait d'où sa présence à la table dans cette pièce commune où il se retrouvait pourtant seul, selon son gré. Mais le sujet, étonnamment, l'intéressait ce qui l'avait aidé à prendre le parti d'un bon élève qui faisait correctement les devoirs demandés. "Les besoins imposés par la société ont-ils un effet sur l'éducation et l'évolution des jeunes ?". Quel sujet quelque peu intéressant et surtout très vaste. Il avait rédigé déjà une page de son écriture élégante, fine et de petite taille sans pour autant être illisible. Il aimait écrire et par conséquent, contrairement à beaucoup, il faisait encore des travaux à la main et non sur un ordinateur portable. Il aimait les traditions anciennes.... Mais comme c'était Hil' il pouvait vous expliquer qu'il aimait ça avant de se retrouver le lendemain voire une heure après sur un portable en train de rédiger quelque chose. Il ne fallait pas chercher. Ses goûts et ses actes n'étaient pas toujours compatibles. Il était en train d'entamer sa deuxième face quand il sentit un coup violent sur sa tête et qu'il laissait une rature magistrale sur sa feuille. Sous le choc il n'avait pas vraiment su faire autrement... Il était bon pour réécrire tout sur une autre feuille, vu qu'il ne faisait que rarement un brouillon. Il ne se relisait jamais et écrivait tout directement. Il passait une main sur sa tête et il regarda vers l'endroit d'où il pensait que le livre provenait. Il se frotta un peu l'endroit négligemment et fixa les jeunes qui étaient apparemment en train de se frapper. Il se demanda vaguement si le coup venait de là. Il regarda le livre par terre et après un instant il se pencha pour le ramasser le posant ensuite sur la table.

Il entendit une voix masculine à côté de lui et regarda le garçon qui lui avait adressé la parole. Il vit que c'était celui qui avait joyeusement mis un coup de poing dans la face d'un autre mec. Il le regarda un moment. Il était plus âgé que lui, ça se voyait. Mais bon concrètement il s'en foutait quelque peu. Il savait et pouvait parler à tout le monde, plus jeune, plus vieux, même âge, cela n'avait aucune importance à ses yeux.

"Ce n'est rien."


Il lui tendit son livre pour le rendre et il allait se remettre à travailler puisqu'il devait réécrire tout mais non seulement la douleur à sa tête commençait à se répandre un peu, se diffusant et donnant un caractère assez désagréable à cette blessure plutôt banale mais en plus le garçon lui adressa de nouveau la parole. Il repassa un peu sa main pour masser l'endroit avant de regarder le mec maintenant assis non loin de lui.

"Non je suis ici pour réaliser ma rédaction, pour un cours."

Il reposa son stylo et se laissait un peu aller sur le dossier. Il allait attendre que la douleur passe un peu parce que ça risquait plus de le déconcentrer qu'autre chose. Il regarda de nouveau le garçon, il avait l'air quelque peu fatigué. Bah puisqu'il était là autant lui parler. Il avait quand même passé une heure tout seul et il n'était pas contre le fait de faire la conversation.

"Tu te faisais un moment lecture ? "
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MessageSujet: Re: Errare Humanum est? [Pv Hildaly]   Ven 17 Sep - 11:20

Combien de temps s’était passé entre ma dernière phrase, et la sienne. Très peu de temps, tellement peu que j’en fus resté interdit un long moment, oh, quelques minutes, mais tellement longues, puis je le regardais, un peu endormi, comme à mon habitude, je ne savais si je devais lui répondre, ou s’il se moquait de moi. Qu’avais-je devant moi, un jeune homme, bien dans sa tête, mise à part la bosse, et studieux à voir la sommes considérable de documents étalés, il avait une stature normale, le regard intéressant. Je sondais sans réellement le vouloir mon interlocuteur, premier homme à qui je parle depuis un moment d’ailleurs, il y a tant de fille dans cette université. Secouant la tête, je préférais passer sur la question, ouvrant le livre, lisant quelques lignes, je n’étais pas du tout habitué à ce que l’on me parle. Grinçant des dents, je relevais la tête, décontenancé, surpris surtout. Sans lorgner sur le dit cours, je ne voulais pas non plus paraître mal élevé envers lui, rien que ce qu’il fit de la feuille me laissa un peu perplexe, il devait sans doute être un bucheur ou un truc dans le genre, une personne qui fait tout pour mériter sa place, bref, tout mon opposé quoi. Je ne reçus aucune réponse à mon sms, cela devenait récurrent, je parlais aux murs, voire même au vide. J’avais créé mon propre vide quoi qu’il en soit, je paris que j’étais tellement loin de ses pensées que je n’existais même plus. Seul… Voila, j’avais réussi à finir seul, complétement…Et pourtant loin de me satisfaire, je m’en trouvais meurtri…

Tracassé, je jouais avec mon portable, pensif à nouveau, puis tournant lentement le regard vers mon interlocuteur, je baissais la tête un peu plus, ma fierté envolée, je pense que de toute façon, cela n’aurait servi à rien de m’en faire, donc autant continuer dans cette voie, moi qui pensait trop, mais qui était quelqu’un de si proche, comment ai-je pu devenir si méchant, et distant, oh, je pense que la vie m’en apprendra encore de bien belles, mais voila, j’avais amorcé la bombe et Jack venait de la faire exploser, entre Sharon, Aymeric, son nouvel amant, moi, j’étais quoi… une paille, un grain de sable qui se perdait vers l’infini. Le regard d’autant plus vide ayant réalisé cela, je tournais le visage vers cet inconnu.

-Je cherchais du boulot…mais après oui, je me faisais une pause lecture… « Le manoir sans fond » je ne sais pas si tu connais…

Ma phrase fut tellement longue que j’en eu mal à la mâchoire, impossible de savoir d’où me venait cette douleur, je la pensais plus ancrée vers le cœur, ou autre, mais non, je sentais dans mon corps une sorte de vent d’envie de ne plus bouger, rien d’agréable, rien de transcendant non plus, un vide, la tête perdue, et le tout dans une sorte de tornade qui détruisait peu à peu mon esprit et mon cœur qui se fragilisait de plus en plus, il me fallait respirer, il me fallait hurler, mais je ne pouvais rien faire, bloqué dans ce carcan, alors je continuais à parler, piégé dans mon propre esprit, à deux doigts de perdre toute notion de ma propre présence, je me sentais comme liquéfié, je ne tremblais pourtant pas, tout se faisait en interne, bien loin de la perception des hommes, enfin, du moins le pensais-je.

-Elle porte sur quoi ta rédaction.. ?

De plus en plus glacé, mon dieu qu’étais-je devenu, pire qu’une machine, non c’était moi ça ? Je ne voulais pas, non, je n’étais pas comme ça. Et pourtant si, c’est ce que j’étais devenu. Il y a une différence entre temps, entre l’ignorance et l’indifférence. Je comprenais bien qu’il m’en veuille, mais je pensais avoir fait des efforts, plus encore. Secouant la tête, je regardais ce garçon, puis baissant lentement le visage vers sa copie qui ne servait plus à rien, déposant l’index. Puis ayant rapidement lu, penchant la tête de droite à gauche, je me redressais, ma tête complétement vidé, sans réfléchir, je m’assois sur la table, à nouveau, ouvrant le livre, perdu dans mon univers.

-Je m’appelle Caedan Owen

Pourquoi me serais-je ouvert aux autres, j’avais tout fichu en l’air, Abby allait aussi subir les changements, sans nul doute, et tous les gens qui m’entourent. Même ceux que je ne connais pas. Ceux qui voudraient me connaître. Déposant alors une main sur la chaise, sans réellement avoir d’idée en tête, je lisais une phrase à haute voix.

-« Les changements, les transformations, ne sont ni le fait du hasard, ni victime du tempo du temps, nous créons nos propres changements, ceux-ci nous rendent plus ou moins bon, plus ou moins généreux, mais jamais moins seul »

Pourquoi avais-je lu cela, c’était un livre pourtant bien, je ne me comprenais en rien, je ne voulais plus rien, pourtant j’avais un débit de parole que je n’avais presque jamais eu, le déclic, la disparition complète de mon frère dans ma tête, j’avais toujours envie de pleurer, et sans doute le ferai-je une fois de retour dans ma chambrée, ma tête était un four, lentement, je déposais le livre clos sur la table, regardant le plafond, à nouveau silencieux. J’avais fait tant d’effort, mis tant d’espoir, mais d’autres le font sourire. C’était perdu d’avance…Et maintenant quand aurais-je une réponse, si j’en ai une. Cela vaut-il le coup, que j’envoie encore des messages. Me mordant la lèvre à sang, un petit sillon coloré se dessinant sur le menton. Je tournais alors mon visage vers mon interlocuteur. Droit dans les yeux, les siens semblaient tellement en vie, que les miens n’étaient que prunelles mortes. Je commençais enfin à la calculer réellement…Quel monstre je suis..






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MessageSujet: Re: Errare Humanum est? [Pv Hildaly]   Dim 19 Sep - 15:48

Hil' regarda le garçon posé pas loin de lui. Il semblait étrange. Il n'avait pas l'air forcément d'aller bien outre le fait qu'il avait l'air fatigué. Mais bon, après tout il ne connaissait pas le garçon et tout ça ne le regardait pas. Pas qu'il était quelqu'un qui s'en foutait des gens, juste s'il n'avait pas envie spécialement de se mêler des histoires qui ne le concernaient pas, il ne s'en mêlait pas simplement. Ce n'était pas de l'égoïsme, de la méchanceté ou quoi que ce soit du genre, simplement il n'aimait pas se compliquer la vie. Il suivait simplement ses coups de tête, parfois ça le menait dans des trucs assez dangereux qui pouvaient déboucher sur de la complication mais cependant, ce n'était pas pour ça que ça l'atteignait lui. Et puis il se connaissait, si jamais il acceptait d'écouter les problèmes en question des gens, comme à un moment ou un autre il finissait par regarder ailleurs ou faire autre chose en même temps, cela vexait plus qu'autre chose alors qu'il était au final des plus attentifs. Il fallait le connaitre pour pouvoir apprécier les qualités qu'il avait d'être à l'écoute et attentionné, car il semblait toujours détaché et bien loin du moment présent. Alors que c'était rarement le cas. Mais bon il avait l'habitude de faire face à de tel reproche qui au final ne lui faisait rien à force. S'il devait s'en vouloir ou culpabiliser à chaque fois qu'on avait pu lui reprocher de ne pas avoir l'air d'écouter alors qu'il prouvait qu'il avait absolument tout écouté au mot près, il pouvait passer en dépression. Mais bon tout ça n'avait pas d'importance en ce moment. Personne ne lui avait rien demandé du genre et donc pas besoin d'y penser. Il regardait toujours le garçon dans les yeux attendant une réponse à la question qu'il avait posée. Sa tête le lançait toujours mais ça commençait doucement à s'apaiser. Il allait bientôt pouvoir reprendre sa rédaction et la rédiger à nouveau.

Il écouta le titre du livre qu'on venait de lui donner. Ainsi ce n'était pas tellement une pause lecture d'origine mais plutôt une pause détente dans le travail. Après tout pourquoi pas. Lui préférait prendre l'air quand il faisait une pause. Enfin c'est ce qu'il préférait, ce n'était pas pour ça qu'il le faisait à chaque fois, coup de tête passager obligeant éventuellement à faire autre chose comme carrément arrêter de travailler ou alors ne pas faire de pause du tout comme il comptait le faire cette fois-ci avec sa rédaction. Même si finalement, le sort en avait décidé autrement. Mais bon, c'était de toute façon pour tout réécrire au vu la trace faite en plein sur sa feuille. Et puis il sentait bien que vu qu'il avait été coupé en plein dans son élan d'écriture, il risquait tout simplement de ne plus avoir envie de continuer à bosser et de partir faire autre chose. Ca s'annonçait bien comme ça. Sauf si un coup de tête le poussait à terminer sa rédaction par la suite. Il verrait... Il n'était au final pas tellement pressé même si elle était à rendre pour demain. Mais il avait tout son temps.

"Non je ne connais pas."

Il lui arrivait pourtant d'avoir des périodes de lecture, elles étaient rares car il était plus du genre à sortir qu'à rester à un endroit fermé à lire. D'ailleurs quand il se mettait à lire, c'était très souvent dehors, comme dans un parc, le toit de l'école ou alors tout bêtement assis sur un trottoir dans la rue ou encore dans un autre endroit insolite et peu approprié à la stagnation. Il aimait bien lire. Comme il aimait faire bien d'autres choses quand on réfléchissait un peu. En même temps, aimer ou ne pas aimer était assez complexe chez lui. Tout marchait à l'envie, à l'impulsion qu'il aime ou non au final. Il était finalement très complexe dans sa simplicité puisqu'il était impossible à cerner.
Il regarda de nouveau le garçon, dont il ne connaissait toujours pas le nom et dont au final il ne savait rien pour pouvoir répondre à sa question. Une question concernant sa rédaction. Il bougea un peu sa feuille pour pouvoir la montrer et pour que le titre de la rédaction soit donc lisible. Autant lire le titre que lui le dire. Ca épargnerait du temps.

"C'est un sujet intéressant."

Il le pensait donc tout simplement il en fit part à la personne qui s'était intéressée un peu à la rédaction. Concrètement, c'était des paroles inutiles et il ne savait même pas si le garçon était réellement intéressé. Mais il s'en foutait un peu, après tout il était sincère et lui trouvait que c'était vraiment intéressant. Il continua de regarder le garçon. Il semblait reparti dans sa lecture. Cela ne le dérangeait pas au final. Il n'avait qu'à retourner lui aussi à sa rédaction ou alors partir tout simplement pour trouver une occupation ailleurs. Il allait ranger ses affaires quand il entendit de nouveau la voix de son interlocuteur. Il venait de se présenter. Il le regarda un moment avant de parler aussi.

"Enchanté. Moi c'est Hildaly. Hildaly Takaoto."

Il le regarda encore un moment avant de faire face à une lecture plutôt inattendue du livre que CAedan, puisque maintenant il connaissait son prénom, tenait. Une phrase assez pessimiste en soi. Il ne savait pas si ce livre était plaisant ou non, mais en tout cas, cette phrase ne lui donnait dans l'immédiat pas l'envie de le lire. Enfin peut-être qu'il le lirait un jour, ou pas. Il verrait selon ses envies. Il regarda encore un moment le garçon.

"Je vais te laisser lire tranquillement."

Il rangea lentement son stylo et rangea ses feuilles également pour pouvoir changer d'endroit. Après tout il était venu là pour travailler, il n'en avait plus l'envie et le garçon à côté de lui était venu le trouver pour s'excuser et il comptait lire maintenant, donc il allait le laisser tranquille. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire mais ça allait peut-être venir en chemin. Enfin il verrait. Après tout il n'était pas pressé et peut-être que le hasard lui donnerait une activité à faire. Quelle importance. Ce n'était pas les occupations qui manquaient dans ce monde.
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