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 Un nouveau départ [libre]

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MessageSujet: Un nouveau départ [libre]   Ven 25 Juin - 18:18

Je venais juste d'arriver ici, ma nouvelle maison d'après les médecins, elle ne pouvait être que meilleurs, enfin, c'est ce que j'espérais, mais je n'avais pas beaucoup d'espoirs la dessus. En fait, je me fichais bien d'où j'avais atterri, je voulais juste qu'on arrête de faire des expériences douteuses sur moi et qu'on arrête de me regarder bizarrement, d'accord, je suis malade, je l'avais compris, surtout avec toute ces hallucinations bizarres... Mais ce n'était pas une raison pour me traiter différemment. Cela dit, j'avais assez peur, je ne savais pas ce qui allait m'arriver, je craignais de me retrouver dans un endroit que je ne connaissais pas et de me retrouver parmi des gens que je ne connais absolument pas. On m'emmena au secrétariat et on me fit remplir la paperasse, une fois cela fait, un des hommes qui m'accompagnait me fit sortir de la salle, tandis que l'autre discuter de moi avec la secrétaire. J'allais certainement être classer dans la catégorie "cas difficile à gérer". Je soupirais à cette idée. Je n'avais envie que d'une seule chose, me connecter à un ordinateur ou aller dans un endroit où je me sentirais chez moi, parce que là, je me sentais pas chez moi, j'avais l'impression d'être en milieu hostile, j'avais l'impression que les élèves qui nous entouraient m'observaient et qu'ils me voulaient du mal, je commençais à stresser et paniquer, l'homme à côté de moi me regardait bizarrement, il ne comprenait pas mon malaise. J'avais le dos contre le mur et me laissai glisser contre pour m'assoir à même le sol, je pris ma tête dans mes mains et entrai dans une sorte de monologue incompréhensible pour une autre personne.

L'homme à côté de moi me prit un de mes bras et me força à me relever, il me parlait :


-Calme-toi gamine... Tu m'écoutes au moins ?

Je levais ma tête et le regardais, je l'écoutais et me calmai comme il me l'avait dit. Quand l'autre homme sortit du secrétariat, il dit à son coéquipier qu'il devait rentrer, l'homme me donna alors une mallette, je le regardais et attendais qu'il m'explique ce qu'elle contenait, il finit par me dire :

-Officiellement, je suis ton tuteur jusqu'à ta majorité, je m'appelle Makoto Feanor. Dans cette mallette, il y a un ordinateur et des instructions que tu devras lire et suivre. Tu m'as compris ?
-Oui
-Bien, maintenant, je dois y aller.


Makoto partit avec son coéquipier et me lassa seul dans ce couloir. Je devais maintenant trouver ma chambre et faire le tour de l'endroit. Je soupirais et regardais autour de moi. Pour une fois, je voulais que quelqu'un m'aborde et vienne m'aider à m'intégrer à cet endroit.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Sam 28 Aoû - 1:22

Ce matin là, le ciel était un peu gris, et Nanami se leva en musique pour se donner la pèche que le manque de lumière solaire ne lui procurerait pas. Une caresse à Nao, le chat blanc tacheté de brun et de noir, un peu trop petit pour un adulte, qui lui tenait compagnie, et elle descendit à la cuisine. Hum. Regardant longuement dehors alors que son mug dégageait les délicieuses effluves d'un thé aux fruits rouges, elle fit mentalement le tour de sa garderobe afin de savoir quoi mettre. Son regard se perdit un peu dans le ciel couvert et l'illumination lui vint. "C'était diabolique", comme elle aimait le dire dans ce genre de situation. Elle termina son repas rapidement et alla se préparer dans la salle de bain, profitant d'une douche chaude pour se délasser un instant, avant de mettre un coup d'eau froide pour réveiller tout son corps. Une fois ceci fait elle sauta dans ses sous-vêtements et se coiffa, remontant ses cheveux en une large tresse - un long ruban de velour noir était porté comme un bandeau avant de se mêler aux mèches de l'épaisse tresse retombant sur son épaule gauche, puis se maquilla. Comme d'habitude, un trait d'eye-liner sur la paupière et au coin, un peu de fard à paupière blanc, du baume à lèvres... Vint ensuite le choix des vêtements, qui se fit rapidement. Un collant tanslucide bleu marine, une robe blanche simple à bretelles, avec l'encolure carrée large et les bordures en dentelle. Des ballerines rouges vernis, un gilet boyfriend bleu marine et un large sac en cuir agrémentaient l'ensemble. Certaines auraient eu l'air d'un sac à patates, avec une telle tenue, mais Nanami, elle, avait surtout un air de poupée. Une poupée qui allait ce jour-là chercher son diplôme de fin d'études à KHS, l'école de la ville.


Son frère et elle avaient pu rapidement se trouver un emploi et un logement convenable, et la jeune femme était particulièrement satisfaite de l'acquisition qu'avait représenté son appartement. Prenant le bus de ville, son gros casque vichy vert visé sur la tête et ne prenant pas garde au regard dubitatif ou intéressé des gens se trouvant autour d'elle et ayant l'idée de la lorgner, elle s'arrêta à côté de son ancienne école en se préparant à l'effet de nostalgie que la vue des bâtiments qu'elle avait fréquenté allait lui procurer. Elle coupa son mp4 et laissa le casque autour de son cou en passant la porte. Le simple fait de fouler le sol de l'entrée principale lui évoquant immédiatement des souvenirs. Son arrivée dans l'école, enfant, les rentrées, les retrouvailles, le dernier départ aussi... Elle s'efforca de sourire un peu et traversa la cour en direction du bâtiment principal. Les couloirs restaient très familiers, bien qu'elle n'eut que peu de chemin à parcourir à l'intérieur avant d'atteindre l'endroit convoité, le secrétariat. Elle y entra et salua poliment les secrétaires avant de signaler la raison de sa visite. La rousse leva discrètement les yeux au ciel en pensant à la paperasse qu'elle devrait remplir, du moins, elle se fiait aux informations de son jumeau, qui était passé avant elle. Deux minutes plus tard, elle avait dégainé son stylo plume pour commencer à remplir ce qu'il fallait, debout devant le comptoir, son sac négligeamment posé dessus et elle-même croisant une jambe dans une attitude plutôt décontractée.


Alors qu'elle remplissait de la paperasse dans son coin, casque autour du cou et lunettes sur le nez, une enfant rentra, encadrée par deux hommes. L'un d'eux s'avança pour discuter avec la secrétaire, dans un coin, et avec le léger bruit de fond Nanami ne put vraiment saisir l'échange, bien qu'elle laissa comme à son habitude son oreille traîner. D'où elle était, elle ne pouvait pas voir l'enfant qui était entrée. Une dernière signature, et voilà. Elle attendit patiemment qu'une secrétaire ne viennent chercher les documents afin de lui remettre son diplôme, et elle se retourna, s'appuyant avec une certaine nonchalance contre le comptoir. La jeune femme dégaina son portable afin de prévenir une collègue de travail qu'elle serait un peu en retard, sans penser pour une fois que les gens avaient tendance à la croire encore à KHS. Au même moment, les hommes se montrèrent assez rudes avec l'adolescente inconnue et, alors qu'ils partaient, ils détaillèrent un instant Nanami de haut en bas, vraisemblablement étonnés qu'elle sorte son portable, et encore plus qu'elle ne porte pas l'uniforme réglementaire. La rousse leur répondit par un sourire poli quoique froid, puis rangea son téléphone et plaça son sac sur l'épaule. Alors qu'elle saluait les secrétaires une dernière fois, une fois la main sur la poignée et prête à sortir, elle se stoppa net et fit demi-tour, se dirigeant vers la jeune fille en souriant amicalement. Après tout, les deux portes de prison qu'étaient ses accompagnateurs l'avaient sans l'ombre d'un doute laissée en plan. Nanami, elle, connaissait bien les locaux.


Hum, tu m'as l'air un peu perdue... Tu veux que je t'amène jusqu'à ta chambre ou que je te fasse faire un petit tour du propriétaire?

Gardant son air amical et parlant d'un ton doux, les inflexions un peu graves de sa voix ne laissant aucunement place à une quelconque agressivité, elle remonta ses lunettes sur son nez. Barf, un peu plus de retard à son travail, elle pouvait tout aussi bien se broder une excuse...


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Dernière édition par CHIHARA Nanami le Sam 18 Sep - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Mar 31 Aoû - 13:05

Spoiler:
 

Il semblait que je n'avais pas longtemps à attendre pour que quelqu'un vienne et m'aborde, cela dit, j'avais sursauté en l'entendant me parler, j'avais failli faire tomber la mallette que je tenais et surement cassais son contenu, pauvre ordinateur qui n'avait rien demandé. J'aurais bien fait un pas en arrière, mais j'étais déjà contre le mur, on aurait dit une souris coincé avec le méchant chat devant elle, sauf que là, le méchant chat n'avait justement pas l'air méchant. Au contraire, on aurait même pu croire qu'elle était sympathique, cette personne qui osait m'aborder, en tout cas, elle avait compris mon problème, celui qui était "je suis paumée et j'ai pas la moindre idée d'où je suis", enfin, ce n'était pas tout à fait vrai, je sais que je suis dans le hall d'entrée, mais c'est tout, après je ne connais pas le reste.

J'osais lever la tête pour regarder la personne qui m'avait abordée, c'était une femme comme je m'en doutais avec le ton de sa voix, j'avais d'abord pensé à une élève, mais elle semblait plus âgée que moi, peut-être un professeur ou une secrétaire, pourquoi pas l'infirmière de cette établissement, non, elle ne pouvait pas avoir l'un de ses métiers, pourquoi ? Elle ne porte pas de blouse blanche,si c'était une secrétaire, je l'aurais vu dans le bureau et si elle était enseignante, elle ne serait pas là en ce moment surement, étais-ce quelqu'un d'extérieur à cet endroit ? Peut-être ou peut-être pas. Je n'ai pas à me mêler des affaires des autres, ce ne serait pas bien, enfin, c'est ce qu'on me disait souvent, plus précisément c'était "Mêle toi de tes oignons ou un jour, tu auras des problèmes". Encore et toujours des problèmes, n'en ais-je pas assez comme ça ? Un peu de paix, c'était la seule chose que je demandais. Je finis par répondre en détournant le regard.


-Je veux bien Madame...

Le "Madame" était juste là par simple politesse, même si je ne connaissais absolument pas son état et encore moins son nom. Une seconde, si elle me propose de me faire visiter l'endroit, c'est qu'elle travaille ici ? Ce serait étrange de la part de quelqu'un de me faire visiter un endroit qu'il ne connait pas, qui connait bien cet endroit ? Les élèves et ceux qui travaille ici, ça j'en suis sûre. Mais elle, qu'est-ce qu'elle fait ici ?
(Chhuuut ! Arrête avec tes questions !)
Oui, elle a raison, je ne dois pas me tracasser l'esprit pour cela, c'est surement stupide. J'espérais juste que je ne l'avais pas vexé avec ce "Madame", surtout si elle n'était pas mariée et qu'elle le prenait mal en pensant qu'elle était plus vieille que ce qu'elle en avait l'air.

J'ajoutais sur le même ton que le précédent, un ton las, celui d'une personne qui voulait se débarrasser de sa vie, mon regard n'osant toujours pas la regarder en face, en fait, il y a peu de chance que je la regarde en face, je ne suis qu'une lâche, je ne peux pas, alors ne me demandez pas de faire ça. J'avais peut-être une tête à retourner le cœur de personne capable d'éprouver des sentiments, mais je ne recherchais absolument pas la pitié, non, la compassion et la compréhension des autres, je ne la recherchais pas, je voulais juste être accepter, et acceptation et compréhension ne vont pas toujours de paires. Ce que je lui avais dit, c'était :


-J'espère que cela ne vous dérange, je pourrais m'orienter seule, enfin je crois...

Je ne voulais pas la déranger, je ne mentais pas là-dessus, la deuxième partie sur le fait de "trouver mon chemin seule", j'étais capable de le faire, plus ou moins en tout, c'était ce qui était marqué sur mon dossier médical, il y avait une petite sur le trait qui séparait les collines "En est capable sans aide" et "En est capable mais avec une aide", la croix se trouver dans la ligne "s'orienter". Normalement, je n'aurais pas dû le lire, ce dossier qui est le miens, mais la curiosité avait été trop forte, je voulais savoir qu'elle était mes problèmes, au début, j'avais réellement cru à un ramassis de foutus foutaises, mais au fond de moi, je savais pertinemment que c'était la stricte vérité. Mais le plus important, c'était que mes médecins, mes toubibs comme j'aime les appeler, ne c'était aperçu de rien.

Je ne pensais pas que la jeune dame allait me laisser en plan pour ce dont elle était venu ici aujourd'hui, quitte à se faire sermonner aujourd'hui, enfin, c'était ce que j'espérais, espoir, dernière petite chose qui me retenait dans ce monde qui n'est pas le mien.
(Alors pourquoi ne pas le quitter ?)
Tais-toi, je n'ai pas besoin de tes sois-disant conseil, je crois que j'étais en pleine hallucination, mon autre moi était à côté de moi, me tenant par la main, elle avait des yeux rouge comme le sang et un affreux sourire de clown, un sourire qui va jusqu'à ses oreilles, je n'aurais jamais cru cela possible d'ailleurs.
(Je peux t'emmener ailleurs si tu veux ? Ce n'est pas comme si tu étais obligée de rester là, il t'oublieront certainement, c'est deux hommes...). Je me mis presque à hurler.


-J'ai dis "Tais-toi, laisse moi tranquille".

Mon autre moi disparut petit à petit, avec un "Comme tu veux", suivit d'un ricanement des plus glauque et inhumain que j'ai entendu. Je me rendais compte que les autres me regardaient maintenant, je virais rouge pivoine, honteuse d'avoir perdu mon sang-froid.


-Excusez-moi, ce n'était pas à vous que je parlais, c'était à... Mon Autre Moi, l'autre Aki, c'est comme ça que je l'appelle. Elle est dangereuse, je ne dois pas l'écouter, surtout pas...


Je commençais à faire les cents pas, réfléchissant à ce que je devais faire, puis je m'arrêtais nette, levant la tête pour la regarder dans les yeux quelque secondes pour baisser la tête, ajoutant une toute dernière chose.

-Pouvons-nous y aller ?
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Jeu 2 Sep - 16:42

Nanami garda le silence devant la gêne évidente de l'adolescente lui faisant face. Elle la dévisageait avec l'air d'une proie prise au piège. Première fois que Nanami était vue comme un prédateur potentiel. Vu sa taille, c'était généralement l'inverse qui se produisait. Et la demoiselle lui faisant face semblait troublé et incapable de savoir si elle travaillait içi ou non. Compréhensible. Si elle s'amusait à mettre son ancien uniforme, elle pouvait tout à fait se faire passer pour une étudiante. Pour autant, le décallage entre l'impossibilité de déterminer si elle était une étudiante ou non et le "madame" polit achevant la phrase de la jeune fille provoqua chez elle l'apparition d'un sourire en coin, l'air amusé.

Oh tu peux dire mademoiselle. Enfin je peux te montrer le bâtiment avec les salles de classe et les chambres, c'est pas trop grave si j'ai un peu de retard...

Sans abandonner son sourire gracieux, elle allait s'approcher à nouveau de la porte lorsqu'une réfléxion étonnante provenant de la petite brune atteignit ses oreilles. Plait-il? Elle ne lui avait jamais dit ça et s'était montrée polie, au contraire... C'était quoi ça? La réponse ne tarda pas, de même qu'une explication. Devenant très rouge, elle fit part à Nanami d'un problème de double-personnalité. Sur le coup, la rousse resta interdite, puis se frotta la nuqe de la main droite avec un air ennuyé tandis que l'adolescente faisait les cent pas devant elle. Elle se reprit et lui tendit amicalement une main, indiquant la direction à suivre pour sortir du bureau.

C'est parti ~... Le bâtiment des cours est à l'est, par là, et le dortoir est au nord, de l'autre côté. On y va? Au fait, tu es en quelle année?

Sans se démonter, elle lui indiqua les bâtiments de loin et fit une tentative d'approche pour la détendre un peu. Elle en profita pour la détailler un peu. Un mètre soixante-dix à peu près, comme une de ses amies. Pas dur d'être plus grand que Nanami de toute manière. Des cheveux bruns courts avec une mèches un peu plus longue sur le côté gauche du visage, des yeux bruns... Malgré une taille un poil grande, l'adolescente était passe-partout et semblait quand même très réservée avec les autres. Pas besoin d'être un génie pour remarquer cela. Et un problème d'ordre psychiatrique, comme cela avait été démontré uquelques minutes auparavant.

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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Sam 4 Sep - 18:49

La jeune femme n'était pas encore une madame, mais encore une mademoiselle, il me pria d'ailleurs de l'appeler ainsi et m'affirma que le fait d'être en retard ne lui posait absolument aucun problème. Elle souriait, je n'aimais pas les sourires, surtout les sourires forcés, ceux qui sont là pour gagner votre confiance et pour ensuite mieux vous plantez un couteau dans le dos, ce genre de personne, je les détestais, mais ce n'était pas le cas de cette demoiselle, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme si nous allions nous lier d'amitié, je ne connais pas son nom et si elle est là, c'est pour une raison que j'ignore totalement, elle a juste eu la magnifique idée de venir m'aider et me guider, pour cela, je lui suis extrêmement reconnaissante et je ne risque pas de lui manquer de politesse, mais cela en restera là, pas plus, ni moins.

Mon problème qu'était ma santé mentale ne sembla cependant pas lui poser de problèmes, à moins qu'elle était habituée à faire face à n'importe quelle situation, cela faisait bizarre, d'habitude, on a tendance à me fuir ou me faire du mal à cause de ma... différence. Je la suivais, essayant de mémoriser l'endroit et ce qu'elle me disait pour pouvoir me repérer seule par la suite, ce que je devrais bien être capable de faire, ce n'est qu'une question de mémoire et de savoir son utiliser comme il faut. Au fait, elle venait de me poser une question, et moi qui à la tête en l'air, je dois donc répondre.


-Je suis en première année...

C'est toujours de cette voix monotone que j'utilise, cela dit, je venais de lui donner une information sur moi, alors elle devait bien me donner une information, donnant donnant comme on dit, non ?

-Et vous mademoiselle, quel métier exercez-vous ?

Si elle ne répondait pas, ce n'était pas grave, elle ne risquait juste de ne plus recevoir d'information sur moi, et ceux, peu importait la question qu'elle posait, c'était peut-être de l'impolitesse, mais moi, je ne me souciais pas de cela et de tout "ces truc d'humain normal", je ne l'étais pas, ou plus, à moins que je ne sois même pas humaine. Non, je le suis, je le sais, je suis juste... folle, c'est le mot.

Je n'arrêtais également pas de regarder derrière moi, vérifiant que nous n'étions pas suivi, pourquoi ? Je ne sais pas, vous ne savez pas ce que ça fait de se sentir constamment observer, c'est réellement un supplice, c'est affreux de sentir des regards sur sois, même si personne ne vous observe, mais du moment que vous le croyez, cela suffit pour vous stressez et vous rendre paranoïaque. Je tenais toujours dans ma main la mallette que l'on m'avait donnée, je ne devais surtout pas la perdre, j'aurais de gros problème sinon, et j'ai l'impression que ce Makoto ne me fera pas de cadeau, je ne sais guère qu'elle est son but, mais quelle importance, je voulais sortir de cet hôpital, j'en suis sortie, même si j'ai atterri ici. Vivre normalement met interdit apparemment. Dommage...

Je posais une autre question à la demoiselle, bien sûre, elle aura le droit à une autre réponse sur moi, j'en profitais également pour la dévisageais, mais pas trop longtemps, le regard des autres, je ne peux pas le supporter.


-Quel est votre nom ?
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Ven 17 Sep - 0:22

    « Le travail pense, la paresse songe. »
    Jules Renard.


    L’oisiveté, le plus beau vice que l’homme ait crée. Discipline infuse, que certains maîtrisaient à l’instar de l’artiste et sa plume. Elle laissait les chimères abstraire la réalité, et c’était une utopie saugrenue qui avait envahi l’esprit dévoyé du dit écrivain à la chevelure incendiaire. Etrange atmosphère de nébulosités opalines, il badaudait sans dessein précis, jusqu’à ce qu’il ne fasse une drôle de découverte. Devant lui, des arbres… Taillés en forme d’organe cardiaque. Impossible, était-il tombé dans le pays des merveilles ? Où était donc la reine, lui qui rêvait de jouer une partie de cricket en sa compagnie depuis qu’il avait vu ce dessein animé. Peut-être qu’Alice était dans le coin, charmante Alice ? Voilà qu’il se soulevait miraculeusement du sol, il volait… Sur une carte géante ! Un as de pique, qui l’emmenait à travers le monde, jusqu’à une contrée peuplée de cartes qui le couronnèrent comme le souverain de leur jeu. Vêtu d’un rouge royal et d’une coiffe ornée des quatre symboles notoires. Voilà qu’on l’acclamait, ah, lui ! Le grand Rouge. Enfin à sa place, triomphant, le pied écrasant Masato Kagashi tel Samson sur le lion. S’esclaffant jusqu’à la mort sur son trône scintillant, lorsque soudain, celui-ci vacilla, faisant culbuter son dépositaire qui se réceptionna lourdement sur le sol.

    Etonnement, la douleur au coccyx était bel et bien redondante et réelle, une sensation de gonflement au mal martelant. Emettant un râle rauque, le branquignole ouvrit lentement les yeux et observa les alentours… Une salle de cours ?… Comment était-il arrivé là… Il se redressa pour constater que la chaise sur laquelle il s’était visiblement installé était renversée, et que le sol était jonché de feuilles. Une troisième guerre mondiale ? Il attrapa une copie qu’il reconnut comme l’une des dernières interrogations qu’il avait données. La mémoire lui revenait, maintenant qu’il y pensait ! Il s’était esseulé pour corriger ses copies tranquillement, puis avait sombré du côté obscur, l’apathie avait dominé sur sa volonté et la narcose l’avait emporté dans un univers qui n’aurait pu être crée que par lui-même, le despote du poker. Williams s’aida de la table pour se redresser, grimaçant sous le tiraillement de son bassin sur lequel il était tombé. Les lunettes de travers, il en fut tellement offusqué qu’il décida de les retirer, les agrippant sur la poche avant de sa grande veste noire. Il ramassa les feuilles éparpillées et en fit un tas qu’il glissa dans besace, il les corrigerait peut-être plus tard… Ou prétendrait les avoir perdues, pourquoi pas. Ses doigts glissèrent dextrement dans ses cheveux, les remettant convenablement, n’hésitant pas à jouer de mouvements de tête pour les replacer… Il avait un don pour imiter la publicité l’Oréal, il ne cessait de se le répéter ! Une fois sa contenance retrouvée, il sortit de la salle qu’il préférait vide que pleine, et se dirigea vers la sortie de l’aile Est.

    Marchant tel un automate à travers les corridors, il sortit machinalement une cigarette qu’il pinça entre ses lèvres, puis plongea à la recherche d’un briquet. Alors qu’il arrivait dans le bâtiment principal, cet immense hall qui était la voie principale pour se rendre dans les différents locaux du campus. Son regard se posa instinctivement sur les deux silhouettes présentes, et alors qu’il s’apprêtait à regarder autre part, il revint prestement sur l’une des deux galbes féminins. Cette cataracte rutilante, cette fragrance flottant jusqu’à ses atouts olfactifs et cette voix suave… Pas de doute, il la connaissait… Mais que faisait-elle donc ici, elle qui avait terminé les études ? Sans doute prendre son diplôme et démarrer une nouvelle vie. Impassible nonobstant cette rencontre casuelle et fidèle à son opportunisme, il ne pouvait manquer cette chance de lui parler. Avant, il avait la certitude de la voir plusieurs fois dans la semaine, durant ses cours, ou un conciliabule dans les couloirs. A présent, c’était différent, elle n’était plus son élève, il n’était plus son professeur, tous deux adultes, leur formalité allait changer. Le quidam tendit l’oreille, attrapant discrètement des morceaux de conversation, jusqu’à ce qu’il ne s’avance vers le binôme, dans l’échine de la sylphide rousse, et ne réponde à sa place.


    « Chihara Nanami, 25 ans et particulièrement douée dans les matières littéraires. » Il se planta prés des deux demoiselles et parla à voix basse pour Akira, faisant comme si Nanami ne l’entendait pas. « J’ai aussi son numéro de téléphone, mais attention, c’est une vraie tête brûlée. »

    Se disant, il lorgna son ancienne élève avec un sourire complice, ceux qu’il avait l’habitude de lui offrir. C’était la première fois qu’ils se voyaient depuis la fête de fin d’études, depuis leur incartade d’un soir… Incartade qu’il avait malgré les circonstances, plus qu’appréciée, mais ils s’étaient quittés aussi vite qu’ils s’étaient trouvés, sans réellement comprendre comment ni pourquoi. Ce ne fut que la lucidité du lendemain venue qu’ils s’étaient séparément souvenus de leur partage. Est-ce que cela influencerait leur relation en quoi que ce soit ? Il l’ignorait… Pour lui, ce n’était qu’un détail, qu’il n’était pas prêt d’omettre. Reprenant une position convenable, il s’intéressa aux prunelles azures de la jeune femme, y plongeant celles rubis qui étaient les siennes.

    « Nanami-Chan. » Ponctua t-il emphatiquement. « L’école te manque ? Tu sais que je donne toujours des cours particuliers pour les perles de la littérature dans ton genre. Tu seras obligée de les accepter maintenant que tu ne me verras plus aussi souvent ! » Williams agrandit son sourire, avant de se souvenir de la présence d’une tiers personne. Il toisa brièvement Akira, avant de revenir sur Nanami. « C’est qui cette cacahuète ? » Il revint sur la plus jeune. « C’est la première fois que je te vois dans le coin, nouvelle ? »
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Sam 18 Sep - 2:04

Il y avait vraiment des jours comme ça, où l'on se disait, malgré notre comateux réveil, que la journée serait vraiment la plus longue, la plus insupportable, la plus... Chiante, voilà le bon mot. Ca avait été le sentiment premier de notre rousse, qui y était allée à grand renfort de musique pour avoir la force de bouger de son lit et se dire que non, cette journée ne serait pas aussi foireuse que ce que son instinct lui disait. Et c'était avec un positivisme forcé croissant qu'elle était arrivée jusqu'au lieu qui jusque lors était son établissement scolaire. Petite rencontre avec une nouvelle, proposition de coup de main tout bête... Bien sûr, elle aurait dû se douter qu'il passerait sûrement son temps à glander, pour garder les bonnes habitudes. Mais le conditionnel étant ce qu'il est, ce détail ne lui a donc pas traversé l'esprit. Pire encore, le fourbe avait osé l'approcher par derrière, au risque de s'en prendre une par réflexe, comme elle en avait déjà fait la démonstration. En la présentant à sa place en plus, en proposant même son numéro de portable avant de s'adresser directement à elle. Par le biais d'une proposition quelque peu indécente selon la tournure qu'avait l'esprit de chacun.

Un ange passa alors qu'elle restait là, à fixer cet homme à la crinière flamboyante et aux yeux comme deux grenats, avec ce sourire narquois plaqué sur son visage. La bouche très légèrement entr'ouverte et l'air surpris d'abord, elle sentie une envie de meurtre momentanée l'envahir. Oui c'était ça, elle l'aurait tué si il n'avait pas détourné la conversation sur cette pauvre nouvelle. Ignorant sciemment Williams, elle répondit à cette dernière alors qu'un sourire tout aussi narquois se dessinait sur son visage.


Je suis dans la restauration d'oeuvres d'art. Quant à lui... Si t'as pas de chance, ce sera ton prof de littérature. Apprends à jouer au poker. Ou tue-le. Tout dépendra de ton désir de subir une humiliation des plus sournoises ou non, en fait.

Ces derniers mots, Nanami les prononça en soutenant sans sourciller le regard de Williams, avec un air signifiant à la fois "tu me cherches tu me trouve" et "faut qu'on parle, hein". Car oui, en un sens il tombait à point nommé, elle qui n'avait pas pu rediscuter de cette affaire d'ordre physique avec lui... Ah comment avait-elle pu en arriver là...?

Flash Back

Fête de fin d'année, alcool ramené sans hésitation aux vues de l'âge des jeunes gens y participant, au même titre que leurs professeurs. Avec quelques pinces, Meri s'était remontée les cheveux simplement, et avait optée pour une belle robe bustier de satin bleu, s'arrêtant au dessus des genoux, avec de beaux talons noirs de bien dix centimètres de hauteur, sans compter le fait que cétait ces chaussures à semelle compensée à la mode, ce qui la faisait donc presque atteindre le quinze centimètres de talons. Plutôt plaisant pour une petite donzelle comme elle. Un gros bracelet rouge assorti à ses cheveux et son vernis trônait sur son bras droit, ses bagues placées aux endroits habituels et un regard un peu fumé complétait le tout. Emportée par la fête, elle avait fini par céder à l'alcool et de fil en aiguille s'était retrouvée dans une salle de classe avec le fameux Williams... La suite étant facilement devinable.

Flash Back END

Désormais, elle posait un regard appuyé sur ce dernier, essayant d'envisager différents scénarios. La discussion simple et directe, les détours - pas trop son genre, ou le règlement par une autre coucherie - Dieu seul sait par quel moyen? Finalement, elle opta pour le joker, improvisation sur le moment. Mieux valait ne pas se faire peur en envisageant les différentes issues possibles avec un type pareil.
Se tournant à nouveau vers la nouvelle, elle lui sourit à nouveau et lui signala qu'elle allait rapidement prendre ses marques dans l'établissement.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Sam 18 Sep - 14:26

Ce n'est, finalement pas la jeune femme qui répondit à ma question mais un homme qui apparut par derrière, je détestais ça, je détestais qu'on se faufile dans mon dos pour m'interpeller ou interpeller la personne à mes côtés, surtout quand je ne connais pas la personne, imaginez ce que mon esprit de détraqué à penser sur le moment, mon cerveau peu sain a imaginé l'homme comme une menace potentielle et il a donc agit en conséquence, la conséquence visible de tous ça, c'est que j'ai fait un bond sur le côté et que je me suis retournée en lançant un regard terrifié à la personne qui venait de me faire peur, à savoir que je risquais de mordre s'il s'approchait de trop près.

Cela dit, j'enregistrais les informations qu'il m'avait fournie, jusqu'à ce qu'il m'appelle "cacahuète", pourquoi donc ce mot là ? Ressemblais-je vraiment à ce machin que des gens mangent. Non, je n'avais aucune caractéristique de cacahuète, n'est-ce pas ? J'ai beau être folle, je reste humaine, je ne suis pas une cacahuète, ne faite pas douter la dessus quand même. Mais par là, ne demandait-il pas qui j'étais ? Je ne répondis pas tout de suite, je laissais la charmante personne qui m'accompagnait lui répondre. Apparemment, elle ne devait pas l'apprécier d'après ce que j'entendais, sinon elle ne m'aurait pas suggérer de le tuer. Je m'abstins de demander si j'avais le droit de le supprimer, je notais également dans un coin de ma cervelle de dégénéré qu'il était professeur, c'était bon à savoir. Mais je craignais déjà pour ma personne qui se sent en permanence persécutait par tout le monde et par mon imaginaire, je craignais donc des humiliations, publiques surement. Quand je dis "publiques", je parle bien entendu devant mes autres camarade de classe, pas devant tout le monde, si ? Il n'oserait pas quand même, sinon je devrais sérieusement sécher ses cours si je tombe sur lui ou choisir l'option "assassinat de monsieur au cheveux rouges". Je finis par donner mon nom et mon âge à ces deux personnes.


-Je m'appelle Akira Yumako, Akira est mon prénom et donc Yumako est mon nom de famille, j'ai 16 ans.

Remarquer que je considère toujours le professeur comme un ennemi potentielle et que je reste à une certaine distance de lui, quelle idée de me surprendre par derrière aussi, n'avait-il pas de mieux de faire que de me faire peur ? Même si cela n'était pas voulu de sa part, j'avais l'esprit assez perturbé pour imaginer tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi. Je me demandais alors si je serais obligée de recourir à quelque chose d'aussi extrême, peut-être que Nanami le tuerait elle-même, quoique, peut-être qu'elle n'avait pas peur de lui, pire, il devait se connaître, ça j'en suis sûre, mais si leurs relations étaient amicales ou non, je n'en avais pas vraiment la moindre idée. En tout cas, je n'appréciais guère toutes ces questions qui me traversait l'esprit, il valait mieux que je les oublie, comme tout le reste, chose dont j'étais remarquablement doué, je n'avais pas besoin d'appuyer sur un quelque conque bouton, mon cerveau le faisait tout seul, hélas, cela ne fonctionnait pas pour tout, les choses que je voulais oublier, elle restait malheureusement dans ma mémoire, quand aux choses banales ou biens qui m'étais arrivée, petit à petit, elles disparaissaient.

Étrangement, l'idée de fuir me traversa l'esprit, mais je la repoussais, Nanami m'a dit qu'elle m'aiderait à faire le tour, et je resterais en sa compagnie le temps qu'il faudrait, même si cela voulait dire supporter un homme étrange qui vous appelez "cacahuète" pour d'obscure raison qui m'était, et le serait certainement pour toujours, inconnue. Je le dévisageais, de manière à pouvoir garder en mémoire son visage et si je le pouvais ensuite, lui attribuait un nom pour le mettre dans une catégorie "relation" qui était tous simplement divisé entre "ami" et "ennemi". En espérant que je n'aurais pas trop d'ennemi ici, dans cet école, ce serait dommage de devoir fuir certaine personne en les évitant, ou de les épier pour savoir ce qu'il faisait à la journée. Je veux pas dire, mais je suis réellement folle à ce point-là et je serais encore capable de vous agressez avec un couteau de cuisine gentiment voler à l'établissement, histoire de pouvoir me sentir plus tranquille. Hélas, si je faisais ça, c'était retour case "hôpital" et ce serait certainement définitif. Cela me fit alors rappeler que je devais allumer l'ordinateur que cet homme m'avait donnée et que je lise ses instructions, mais ça, je le ferais plus tard.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Dim 19 Sep - 19:57

    Sur les trois individus présents dans le hall de l’école, il y avait un point commun : leur vésanie. Oui, ils étaient fous, mais qui ne l’était pas ? Ils n’étaient certes pas atteints du même mal, mais ils confirmaient que la normalité n’était qu’une invention humaine pour s’identifier à leurs homologues, dans un mouvement purement conformiste. Alors, qu’avait-il espéré en s’intégrant ainsi au conciliabule des deux demoiselles ? Qu’il y serait le bienvenu ? Certainement pas, lui, l’homme à la réputation si sombre, ne causait par d’élan jovial lorsqu’il arrivait. Bien au contraire, l’on se sentait souvent agacé alors qu’il n’avait encore prononcé un seul mot, l’anticipation d’une bévue à venir et la méfiance d’un quidam peu fréquentable. Il avait basé son nom sur ses défauts et en assumait les retombées, rares étaient ceux qui parlaient de sir Rouge en un discours prospère. Il était un scélérat de la pire espèce et s’en délectait, un point qui en faisait un personnage tout bonnement méprisable. La réaction de son ancienne élève ne fut pas une surprise, il la savait franche et cassante, un trait intéressant de sa personnalité, bien que parfois éreintant. De plus, il avait cherché cette offensive, il avait depuis longtemps omis la galanterie, ce qui ne plaisait guère aux donzelles.

    Il écouta attentivement les paroles de Nanami, et il ne put s’empêcher de ricaner intérieurement à ses dires. Son œillade lui en dit long également, autant sur la joute verbale qu’ils se menaient l’un l’autre que sur un impératif à venir : celui d’avoir une conversation privée. Inutile d’être cartomancien pour en deviner le sujet, il se doutait qu’il allait devoir subir l’acrimonie de la charmante rouquine aux envolées atrabilaires. Sans s’en inquiéter pour autant, il se doutait que cet instant ne serait pas qu’une partie de plaisir, cependant, son apathie émotionnelle l’aiderait dans ce périple. Il se demandait ce qu’elle pouvait bien lui réserver, elle qui avait dû avoir une mûre réflexion sur leur incartade et ses conséquences. Bien curieux il demeurait, mais patient il devrait encore être. Celle qu’il avait injustement surnommée « cacahuète », daigna se présenter. Un futur disciple, peut-être ? Voyons, elle semblait introvertie, que pourrait-il bien en faire ? Au revers de l’innocence apparente pouvait se cacher le plus grand des despotes, tant qu’il n’aurait pas analysé le comportement d’Akira, il se contenterait de l’ignorer. Quel délassement serait-elle apte à lui apporter, de toute façon ? Il plongea ses rubis excentriques dans les prunelles caramel de la plus jeune, la dévisageant sans gêne avec un frêle rictus à la commissure des lèvres.


    « Ok cacahuète. » Il sortit son briquet tout en continuant de parler. « Moi c’est Williams Rouge et comme t’as dû le comprendre, j’suis prof’. » Réajustant sa cigarette à ses lippes, il l’alluma et en inspira une grande bouffée de poison. « Représentant de la littérature et de biens des familiarités que tu auras l’occasion de découvrir. Y a deux façons de me connaître, celle officielle durant mes quelques cours, et la plus fréquente celle officieuse… » Il lorgna Nanami avec un nouveau sourire narquois. « Que peu de gens te préconiseraient. ».

    Le professeur s’occupa ensuite de sa cigarette, ne se gênant nullement pour fumer dans un endroit pourtant interdit à cette fonction. Les quelques adultes qui passèrent non loin d’eux furent tout d’abord offusqués par la nicotine, mais aucun d’eux n’approcha en apercevant que le responsable n’était nul autre que Williams, l’homme qui semblait avoir tous les droits dans l’établissement. Despote qu’il était, même le directeur ne pourrait l’obliger à éteindre cette clope, qui de ses confrères administratifs oserait donc l’interpeller ? Peu concerné par cette entorse au règlement intérieur, l’écrivain observa les deux nymphes prés de lui, qu’il pouvait sans mal toiser de sa hauteur. Quelle idée avaient-eu les femmes d’être si petites ? Elles compensaient sans mal cette lacune par leur tempérament incendiaire, il le savait, mieux ne valait pas s’attirer les foudres d’une fille d’Eve. Pourtant, il ne pourrait s’empêcher de titiller les nerfs de l’ancienne étudiante.

    « Mh, moi aussi ça me fait plaisir de te revoir. Tu projetais réellement de me tuer ? Mais que serait le monde sans moi… Un havre de paix. Ce serait pas drôle. » Il attrapa l’une des mèches de cheveux de Nanami et la fit glisser habilement entre ses doigts. « Et tu n’aurais plus personne pour t’offrir du rhum, la sobriété ne te va tellement pas. » Il fit mine de se désintéresser d’elle après avoir agrandit un sourire fomentateur et se tourna vers Akira pour littéralement changer de sujet. « A 16 ans, tu dois être en première année, c’est ça ? Hinhin, et bien, bienvenue parmi les aliénés, Yumako. »
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ [libre]   Lun 20 Sep - 22:12

D'accord. La remarque cassante était un peu faite pour se venger de cette apparition soudaine de Mister Redhead, parce que Nanami n'aimait pas trop qu'on déboule comme ça dans son dos - bien qu'elle eut largement le temps de s'y faire avec les farces de son frère. Cela dit, elle ne semblait pas être la seule à n'avoir que moyennement apprécié cette apparition. Akira aussi semblait très surprise et avait abordé momentanément un air d'animal sauvage effarouché. Pour autant, elle ne lâcha pas son ordinateur portable malgré l'énorme bond sur le côté qu'elle venait de faire. Face à ces deux-là, Nanami quant à elle se sentait définitivement petite. Ignorant la fumée empoisonnée émanant de la bouche de l'autre rouquin, elle sourit à Akira pour l'aider à se détendre un peu.

Oh il ne va pas te mordre, tu sais! C'est un brave monsieur.

Elle eu envie de rigoler en pensant à ce qu'elle venait de dire, tellement ces mots étaient stupides et mesquins, mais elle n'avait pu s'en priver. D'autant plus qu'il le cherchait vraiment, à faire référence à cette histoire...

Flash Back

Suite à un pari idiot avec Shouta, un ami qui tenait le bar où elle allait parfois donner un coup de main, un ami qu'elle connaissait depuis longtemps, elle avait finit sur la scène à pousser la chansonnette. Guitare sur les genoux, micro devant elle, perchée sur un tabouret venant des labos, elle s'était un peu laissée aller et avait revu une des chansons qu'elle avait écrit pour un concours d'art rassemblant tant la photographie, que le dessin, la vidéo ou encore la musique. Ils s'y étaient mis à plusieurs et avaient réussi à éjecter tout le monde. Ainsi elle avait un peu chantonner, et était redescendue de la scène en riant. Après, elle était sortie un peu, un verre de rhum à la main. Elle en avait déjà descendu plusieurs comme ça... S'était retrouvée avec Williams... Et... Ce charmant souvenir finit par se dérouler - de manière ironique - sur le bureau d'un professeur, dans une salle de classe. A la fois gênant et plutôt agréable, ce souvenir, quand même.

Flash Back END

Désormais, elle toisait Williams, qui y avait fait sournoisement référence. Non mais il jouait sciemment la carte de l'indifférence en plus, le malotru! Ouh elle allait l'asticoter, une fois qu'ils seraient seuls pour faire une mise au point... Il pouvait compter sur elle pour l'aimer, mais pas forcément pour être honnête. La sournoiserie était tellement plus plus amusante... Divertissante, même, serait le mot juste. Ainsi elle s'abstint une réflexion au sujet du "bienvenue chez les aliénés", se réservant pour la suite, qu'elle était impatiente d'aborder.

Si tu veux t'installer tout de suite, tu sais où c'est donc... Et dans le bâtiment des cours, toutes les salles sont regroupées, que ce soit pour les sciences ou les matières littéraires. Tu ne t'y perdras pas. Sur ce, j'ai une discussion à avoir avec le type, là, alors je vais te laisser. Au revoir ~

Achevant ces quelques mots par un joli sourire, elle se tourna et prit Williams par le poignet sans se gêner le moins du monde, l'entraînant plus loin d'un pas vif. Près d'un banc sur lequel elle grimpa pour être à la bonne hauteur... Le temps de la discussion était venu et avant de le laisser ouvrir le bec, elle commença en le tutoyant, comme ils le faisaient quand ils se retrouvaient seuls, alors qu'elle était encore étudiante. Si elle s'était mise en hauteur, c'était pour se pencher et chuchoter ce qu'elle avait à dire à l'oreille de son ancien professeur. La manière directe était la meilleure.

J'ai un deal à te proposer. Ce soir, vers 21h, chez moi. Puisque tu as siiii gentiment proposé des cours du soir...

Poussant un peu le vice, elle glissa une main sur sa joue droite et frôla sa gauche en se redressant, passant doucement ses lèvres sur les siennes sans rien faire. Petite provocation scellant ses mots, elle planta son regard dans le sien en attendant la réponse après avoir profité un instant de cette délicieuse odeur masculine, réprimant tout de même une envie de l'embrasser, hors de question de se faire avoir par son propre asticotage. Elle replaça à la bouche la cigarette qu'elle avait momentanément ôté et se tint bien droite, prenant un air un peu hautain.
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